Une employée communale est jugée depuis mercredi à Périgueux pour avoir envoyé une vingtaine de lettres "d'amour" à un garçon de 9 ans. Elle est également accusée d'agressions sexuelles. 

Une employée communale comparait depuis ce mercredi devant le tribunal de Périgueux. Elle est accusée d'agressions sexuelles contre un garçon, âgé de 9 ans au moment des faits, auquel elle envoyait également des lettres "d'amour". Elle risque 10 ans d'emprisonnement, comme le raconte Ouest France.

L'enfant a commencé à recevoir ces lettres pendant l'été 2013. Ce n'est que quelques mois plus tard que sa famille a découvert les écrits. "C'est le 24 décembre qu'on a tout découvert. L'aîné est venu nous voir en disant qu'il y avait un problème avec son frère. Dans sa chambre il y avait une pile de lettres", précise Magali, la mère du garçon à Sud Ouest.

La fonctionnaire, âgée de 29 ans, racontait dans ses lettres l'envie d'avoir des enfants avec lui et des baisers échangés lors de rendez-vous secrets. "Elle est même allée jusqu'à proposer à mon fils de fuguer avec elle", ajoute Magali. La trentenaire travaillait dans une école et un centre de loisir de Bassillac en Dordogne, que fréquentait le petit garçon.

Un enfant troublé

"Elle a brisé son enfance (…) Il est devenu exécrable, ingérable, très agressif", déclarait sa mère en 2014 à Sud Ouest, il était alors suivi par un pédopsychiatre.

Le petit a garçon a mis du temps à témoigner de cette histoire. Un an après les faits il a commencé à raconter ce qu'il s'est passé. Ils allaient se cacher derrière une cabane, et tout en le laissant toucher sa poitrine, la trentenaire l'embrassait "avec la langue", rapporte Le Parisien.

Pour l'avocate de la famille, le garçon a été mis "face à une relation tout à fait malsaine et à quelqu'un qui ne comprend pas où se situent les limites". Aujourd'hui l'enfant souffre d'un syndrôme post-traumatique et "sa mère a arrêté de travailler pour être disponible pour lui", précise Me Landon.

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La fonctionnaire, dont l'expertise psychiatrique n'a pas révélé d'anomalie,  a été mise à pied. La famille demande une interdiction de travailler auprès des mineurs et une obligation de soins.  

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