Un homme a été mis en examen pour "viol par surprise", en mars dernier. Il utilisait une photo de mannequin trouvée sur internet afin d’attirer des femmes dans son lit.

Un artisan niçois de 68 ans a utilisé, pendant au moins six ans, une fausse identité pour séduire des femmes sur des sites de rencontres.

Il se présentait sous le pseudonyme d’Anthony Laroche, bel architecte de 37 ans au physique de rêve et aux yeux bleus. Et pour compléter son profil, il usurpait les photos d’un mannequin trouvées sur Google Image.

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Pour ne pas se faire démasquer, l'homme proposait à ses conquêtes, lors du premier rendez-vous, un rapport sexuel dans l’obscurité avec les yeux bandés. "Il m’expliquait qu’il voulait faire un jeu comme dans Cinquante Nuances de Grey, pour avoir plus de ressenti et être plus excitée", explique l'une des victimes du sexagénaire au journal Le Parisien.

La femme raconte s’être rendue au rendez-vous, puis avoir rejoint Anthony dans son lit avec les yeux bandés. Mais après l’acte, elle n’a pu s’empêcher d’allumer la lumière, malgré les réticences de son partenaire. C’est alors qu’elle a découvert "un homme d’environ 65 ans avec des lunettes, un peu dégarni sur le dessus, bien ridé. Il ne correspondait absolument pas à la photo. J’ai eu un sentiment de dégoût total", explique la femme. Elle a porté plainte contre l’homme au commissariat de Nice, le 16 mars dernier.

342 femmes dans toute la France

Deux plaintes ont été classées sans suite en 2009 et 2013. Mais une troisième plainte déposée en juillet 2014 et une dernière en mars dernier permettent de relancer l’enquête.

Les policiers ont alors perquisitionné le domicile de l’homme. "Après recoupement, il est établi qu’il était en contact avec 342 femmes dans toute la France, dont 143 dans son département, et possédait des photos intimes de 200 femmes différentes", indique une source proche du dossier. Les enquêteurs estiment que le nombre de victimes pourrait être plus important.  

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L’usurpateur, placé en garde a vue le 17 mars dernier et mis en examen pour "viol par surprise" a déjà passé plusieurs semaines en prison. Pendant sa garde à vue, le sexagénaire aurait justifié son stratagème : "Pour moi, quand elle (la victime) est venue dans la chambre nue, elle était consentante et à ce moment-là, elle se moquait complètement de la tête que j’avais". "Si elle m’avait demandé ne serait-ce qu’une seule fois si j’étais vraiment l’homme de la photo, je lui aurais dit la vérité".

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