Subjugué par l’histoire d’un ancien combattant de la Seconde guerre mondiale, un élève a écrit pendant deux ans à François Hollande pour le faire décorer.

Il aura fallu deux ans à Nicolas, 16 ans, pour que son "héros" soit enfin reconnu comme tel. Vendredi dernier, l’ancien combattant de la Seconde guerre mondiale a en effet été fait Chevalier de la Légion d’honneur.

Tout commence en 2013 lorsque le professeur d’histoire de l’élève, alors en troisième dans un collège du Gard, invite en classe Nicolas Vermandel, un ancien résistant qui avait combattu aux côtés des Forces françaises de l’intérieur (FFI), pour témoigner, indique La Provence qui révèle cette histoire.

"Lorsqu'il évoquait son passé, il avait la gorge serrée. Il pleurait même.", se souvient Nicolas, passionné d’Histoire. L’homme, aujourd’hui âgé de 89 ans, s’était engagé dans la résistance à l’âge de 17 ans, partant pour la Libye avec un sac de 30 kilos : c’est là qu’il rencontrera le général de Gaulle.

A lire aussiDécouverte d’un obus de la Seconde Guerre mondiale à gare de l’Est

"J'admire ce courage, toutes ces personnes qui ont combattu pour notre pays, s’émeut Nicolas en égrenant les faits d’armes du résistant. J'imagine la peur qu'elles pouvaient avoir, moi qui ai presque l'âge qu'ils avaient lorsqu'ils partaient au combat. Je me demande ce que serait devenue la France, s'ils ne l'avaient pas fait. C'est grâce à eux qu'on a pu redevenir Français".

L’octogénaire, apprenant la nouvelle, s’est mis à pleurer

Découvrant que l’octogénaire n’ait pas reçu de médaille, le jeune collégien monte au front et multiplie les lettres et coups de téléphone à l’Elysée pour rétablir selon lui cette injustice.

Nicolas obtiendra gain de cause le 12 avril dernier lorsque par décret Nicolas Vermandel a été nommé Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur. "Très affaibli, souffrant de la maladie d'Alzheimer, Nicolas Vermandel a appris la nouvelle dans sa maison de retraite", raconte le quotidien régional. Selon son épouse, en l'apprenant, l’octogénaire en aurait pleuré.

Publicité
De son côté, le jeune Nicolas est fou de joie: "Il faut que la génération suivante se souvienne de ce qui s'est passé, pour transmettre, pour que personne ne puisse dire un jour que cela n'a jamais existé. Il faut que l'on ait ces preuves-là.", déclare-t-il à Europe 1. Inutile de préciser que le jeune collégien espère un jour devenir professeur d’Histoire…

Vidéo sur le même thème : Des pellicules inédites de la seconde guerre mondiale retrouvées