L’organisateur d’une manifestation anti-Hollande ce 19 janvier à Paris a été placé en garde à vue. En cause, un ballon dirigeable de plusieurs mètres, dont la forme évoquait celle d’une quenelle, symbole de l’affaire Dieudonné. 

Capture d'écran d'une photo postée sur le compte Twitter de David Van Hemelryck. © Twitter / David_vanH

La manifestation anti-Hollande de ce dimanche 19 janvier dans le quartier du Châtelet à Paris, bien que n’ayant pas amassé les foules attendues, a néanmoins été marquée d’un événement pour le moins insolite. En effet, son meneur, David Van Hemelryck, a joué la carte de l’originalité afin d’assurer sa communication. Et c’est au moyen d’un ballon dirigeable de quelques six mètres de long pour un mètre de large, décoré à l’effigie de son association Hollande-Démission, que celui-ci a tenté d'illustrer ses idées. Petite pointe d'humour provocatrice : la forme du ballon évoquait une quenelle, à en croire les autorités.

Et pour cause, l'attirail qui n’a pas manqué d’attirer l'attention des forces de l’ordre présents. Estimant que l’objet était « susceptible de constituer un trouble à l’ordre public » en vertu de son caractère « provocateur », ceux-ci, après l’avoir redescendu, ont ensuite placé son propriétaire en garde à vue, invoquant l’incitation à la haine raciale, alors qu'il n'était encore qu'en train de le gonfler.

Le dirigeable, d’un coût de 5 000 euros, a été financé grâce à plusieurs dons effectués par « plus d’une centaine de personnes », a confié l’intéressé au Huffington Post.

Sorti de garde à vue, David Van Hemelryck devait être reçu ce lundi midi sur LCI afin de donner sa version des faits de la veille. Le rendez-vous a finalement été annulé, remplacé par une conférence de presse de Manuel Valls au sujet de la sécurité routière.

David Van Hemelryck, ou l’anti-Hollandisme pure souche

Vingt arrestations, quatre gardes à vue. Le belligérant n’en est pas à son coup d’essai, et son historique avec les forces de l’ordre commence à se faire conséquent. Ce polytechnicien âgé de 34 ans mène depuis quelques mois un combat contre le président de la République et ses projets, notamment le mariage pour tous. Son coup d’éclat ? L’organisation de la rixe des Champs-Elysées lors du défilé du 11 novembre dernier, où François Hollande et son cortège avaient été hués par les foules, un acte pour lequel il comparaîtra bientôt. Malgré ses engagements tendancieux, celui-ci s’est néanmoins toujours défendu d’appartenir à une quelconque mouvance d’extrême droite, ce qu’il revendique sur son compte Twitter, désormais indisponible : « J’aime pas les fachos, les racistes, les homophobes, les xénophobes, l’extrême droite… ».

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Fervent bonnet rouge, membre périodique d’autres groupuscules tel que les Pigeons ou les Ecorchés, sa lutte n’a pour autre vœu que la démission de François Hollande et de son gouvernement, quête qu’il revendique jusqu’au nom sans équivoque de l’association dont il est le créateur : Hollande-Démission. Le ballon dirigeable n’est, selon les dires de l’intéressé, qu’une action isolée parmi les « nombreuses » autres prévues. 

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