D’après le Réseau éducation sans frontières, un lycéen marocain sans papier, arrêté dimanche dernier et placé dans un centre de rétention, aurait été libéré ce mardi après l’intervention du ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon.

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Le gouvernement a-t-il voulu éviter une autre affaire Leornada ? Selon le Réseau éducation sans frontières, Abderazak Moukharbich, un jeune Marocain de 21 ans, élève en Bac pro au lycée Chenevière-Malézieu à Paris, aurait été libéré grâce à l’intervention de Vincent Peillon du centre de rétention de Rennes, où il se trouvait depuis dimanche après avoir été arrêté à Angers. Une information que réfute le ministère de l’Education nationale, qui assure que « personne du cabinet n’a appelé RESF » rapporte Le Figaro.

« Je comprends pourquoi ça les gêne »« Le directeur de cabinet de Vincent Peillon m'a appelée pour me dire que le ministre était intervenu » a confié au quotidien Marianne Cabaret, qui a suivi son dossier pour RESF. « Je lui ai même demandé son numéro de téléphone portable, et je l'ai rappelé pour le remercier, après m'être assurée que le jeune avait bien été libéré » a-t-elle précisé. Une initiative, estime-t-elle, destinée à éviter un nouveau soulèvement des lycéens, qui s’étaient mobilisés après l’expulsion de Leornada et de Khatchik. « Je comprends pourquoi ça les gêne » ajoute Marianne Cabaret. « C'est de bonne guerre. Mais en même temps, s'ils ne l'avaient pas libéré immédiatement, ils auraient eu à nouveau tous les lycéens dans la rue…»

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Toujours mobilisésSi le Réseau éducation sans frontières se réjouit du sort du jeune homme, il continue néanmoins de militer pour que la loi soit modifiée. La journée nationale de manifestation prévue samedi 16 novembre prochain a ainsi été maintenue. Les militants seront-ils au rendez-vous en masse ? Les dernières manifestations lycéennes avaient elles eu du mal à réunir les adolescents.

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