Le site internet Mediapart a révélé que le directeur de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (Antai) ne payait pas ses PV routiers. C’est le Trésor Public qui s’en est chargé. Une note estimée à 700 euros.

© AFP

Selon Mediapart, Jean-Jacques Debacq, haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur, n’aurait pas payé les infractions, commises avec son véhicule de fonction, une Peugeot 508. Ces dernières ont été constatées notamment pendant son temps libre, c’est-à-dire les soirs et les week-ends, entre fin 2010 et à la fin de l’été 2013. Une des contraventions date notamment d’un séjour en Normandie. Le directeur de l'Agence nationale chargée du traitement des PV routiers aurait fait payer ses PV par son administration. C’est le Trésor Public qui aurait réglé la facture, les Français donc. Le montant des amendes, qui concernent des délits de stationnement ou encore des excès de vitesse, s’élèverait à près de 700 euros. En plus de faire des économies sur son compte en banque, Jean-Jacques Debacq s’est épargné la suppression de points sur son permis de conduire.

Une enquête est ouverte

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Le  porte-parole de la place Beauvau, Pierre-Henry Brandet, a indiqué qu’une enquête a été ouverte. En attendant les résultats de celle-ci, Jean-Jacques Debacq est maintenu dans ses fonctions. Une situation plutôt ironique de la part d’un homme chargé du traitement des PV routiers. Il luttait lui-même contre ce délit. Jean-Jacques Debacq a d’ailleurs déclaré : "Dans la fraude, il y a la fraude dans la fraude (…). L'infraction routière est déjà une fraude d'une certaine manière, mais il y a celui qui non seulement est pris mais veut essayer d'échapper à la sanction."

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