Un couple de Chinois, accusé d’avoir tué, dépecé et enterré un jeune couple asiatique en 2012, comparaît à partir de ce mardi devant la cours d’assises de Paris. Plus de détails sur cette sordide affaire.

Hui Zhang et Te Lu, 34 ans, comparaissent ce mardi devant les assises de Paris pour "homicide volontaire". Ils sont accusés d’avoir tué et dépecé un jeune couple, puis d’avoir enterré ses membres dans le bois de Vincennes, en mai 2012. Le verdict est attendu ce vendredi en fin de journée.

L’enfant, puis les parents

L’histoire macabre commence dans la nuit du 23 au 24 mai, lorsque la femme, Hui Zhang, nourrice d’un petit Lucas, découvre le corps sans vie de l’enfant, asphyxié pendant son sommeil. Après mûre réflexion, elle décide avec son mari de proposer une compensation financière aux parents du bébé pour qu'ils renoncent à déclarer la mort de leur fils aux autorités.

Le jeune couple, apparemment devenu fou de chagrin à la vue du corps de son enfant, aurait provoqué une bagarre. L’altercation aurait mal tourné, la nourrice aurait saisi une hachette et frappé les deux jeunes gens jusqu'à ce que mort s'en suive.

Déterminé à faire disparaître les corps, le couple décide ensuite de découper ses victimes dans la baignoire à la scie électrique avant de se débarrasser des morceaux dans des sacs poubelles qu’ils enterrent, par la suite, dans le bois de Vincennes.

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Ils se dénoncent à la police

Le 7 juin 2012, deux joggeuses parisiennes découvrent dans le bois de Vincennes une jambe "sans vêtement et coupée à la cheville". Les policiers entament alors la reconstitution d’un grand puzzle humain pour retrouver les morceaux de corps.

Le 17 juin d'autres restes humains sont retrouvés à Vincennes, mais pas le corps du petit Lucas. Pendant un moment, les forces de l'ordre suspectent même Luka Rocco Magnotta, le "dépeceur de Montréal", arrêté peu auparavant à Berlin, tout juste après un passage à Paris. Finalement, peu après, le couple se dénonce. Mais, pour Hui Zhang et Te Lu, ces meurtres n'étaient qu'un acte de "légitime défense" face à la furie des parents.

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Arrivés en 2004 en France, les accusés n'avaient jamais fait parler d'eux sur le territoire français. Pourtant, en Chine, un avis de recherche y avait été diffusé, les citant nommément comme ayant pu être liés à la disparition d'une famille chinoise.

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