Marine Le Pen a salué le « patriotisme » de l’ancien président sud-africain, qu’elle qualifie d’homme de « paix » et de « réconciliation ». Des propos plus consensuels que ceux que son père tenait dans les années 90.

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Depuis l’annonce du décès de Nelson Mandela, les hommages des responsables politiques du monde affluent. Marine Le Pen a elle aussi salué ce vendredi la mémoire de l’ancien président sud-africain. « Avec la mort de Nelson Mandela, c’est une grande voix de l’Afrique qui s’éteint » a déclaré dans un communiqué la présidente du Front national.

Un homme de « paix » et de « réconciliation » Marine Le Pen « salue la mémoire de l’homme et de l’ancien président de la République d’Afrique du Sud qui, par patriotisme et par amour de son peuple, avait réussi à sortir son pays de la guerre civile en la préservant des déchirures » ajoute-t-elle. Marine Le Pen parle d’un homme de « paix » et de « réconciliation ». « Cette victoire sur la division, la haine et la revanche marquera incontestablement l’histoire ».

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Mandela tancé par le FN dans les années 1990 et 2000Un discours qui tranche avec les propos que son père tenait dans les années 90. Jean-Marie Le Pen avait en effet déclaré en 1990, à la libération de Nelson Mandela, n’être « ni ému, ni ravi » par la nouvelle, invoquant « une espèce de méfiance envers les terroristes, quel que soit le niveau auquel il se situe ». S’il a ensuite un peu édulcoré son discours, indiquant tenir « en estime » l’ancien chef d’Etat sud-africain et souhaitant le rencontrer (une requête qui ne lui sera jamais accordée), le FN, en 2002, avait accusé Nelson Mandela d’avoir « ruiner [son] pays en provoquant l’exode des Blancs ».

En vidéo : Nelson Mandela, portrait d'une icône