Des milliers de personnes ont signé une pétition sur Internet pour soutenir les Guignols de l’info qui pourraient disparaitre à la rentrée prochaine. Des hommes politiques se sont également mobilisés.

Les Guignols de l’Info, émission phare de Canal + créé par le regretté Alain de Greef, décédé lundi, pourraient être amenés à disparaître la rentrée prochaine, comme l’a révélé à Metronews une source proche des auteurs du programme parodique. Cette décision vient directement de Vincent Bolloré, le nouvel actionnaire de Vivendi, propriétaire de la chaîne cryptée.

Voir aussi - Mort d’Alain de Greef : retour sur ses émissions phares à Canal +

"À deux ans de la présidentielle, Vincent Bolloré va faire le grand ménage", a-t-elle confié. Il "réunira les actionnaires du groupe, vendredi 3 juillet prochain pour entériner la décision", a ajouté cette source. Au mois de février, le patron de Canal + a révélé sur France Inter qu'il n’appréciait que moyennement le programme.

"Je préfère quand ils sont plus dans la découverte que dans la dérision. Parce que parfois, c'est un peu blessant ou désagréable. Se moquer de soi-même c'est bien. Se moquer des autres, c'est moins bien", avait-il estimé.

Une fois la sentence annoncée, les internautes se sont massivement mobilisés sur Internet en créant une pétition baptisée Touche pas aux Guignols qui a déjà réuni plus de 16 000 signatures. Des milliers de messages d'anonymes et de personnalités du petit écran ont afflué sur les réseaux sociaux afin de soutenir l’émission culte qui a vu le jour en 1988. Après les assassinats des caricaturistes de Charlie Hebdo, ils considèrent que c'est une nouvelle atteinte à la liberté d'expression.

Publicité
De nombreuses personnalités politiques de tous bords se sont également mobilisées. A l'instar du président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui a indiqué sur France Info : "Il faut sauver les Guignols de l'info". Le député socialiste regrette d'ailleurs de ne pas avoir sa propre marionnette. "C'est que je ne suis pas assez installé dans le paysage politique", a-t-il estimé.

Pour l'instant, seul Gilbert Collard, le député d'extrême droite s'est réjoui de cette décision.

Vidéo sur le même thème : Alain de Greef dans les Guignols de l'info