Les cyclistes profiteraient malgré eux de la présence des traditionnelles voitures suiveuses pour gagner de précieuses secondes.

Il fallait y penser ! L’univers du cyclisme a souvent été entaché par des affaires de dopage. Pourtant la triche pourrait également prendre une toute autre forme que les coureurs eux-mêmes ne seraient pas encore parvenus à détecter. Le professeur Bert Blocken, principal auteur d'une étude néerlandaise, rapporte en effet que les traditionnelles voitures suiveuses permettraient aux cyclistes d’avancer plus vite, rapporte Paris Match. Les scientifiques seraient en effet arrivés à la conclusion que lorsqu’une voiture roule derrière un coureur, elle fait augmenter la pression de l’air entre eux deux ce qui a pour effet d’octroyer un bonus aérodynamique au sportif et donc, de le faire aller plus vite.

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Bientôt une distance minimale de 30 mètres ? Pour parvenir à cette conclusion, les auteurs de l'étude ont fait un test à l’Université de Technologie d’Eindhoven : ils ont soumis une voiture et un vélo à la soufflerie du bâtiment sur une distance équivalente à la première partie du Tour de France, laquelle fait 13,8km. Ils se sont alors rendus compte qu’avec un véhicule juste derrière lui, un coureur pouvait gagner jusqu’à 6 secondes pour 14km. Un gain qui peut sembler dérisoire mais qui peut toutefois "suffire à déranger le classement de la course", souligne Paris Match.  Aussi, le professeur Bert Blocken préconise d’instaurer une distance minimale de 30 mètres entre les coureurs et les voitures suiveuses. Actuellement, l'union cycliste internationale (UCI) impose une distance minimale de 10 mètres, mais uniquement pour des raisons de sécurité.

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