Rhabillé pour l’hiver ! Dans une tribune assassine publiée ce mardi dans les colonnes de Libération, Philippe Torreton critique violemment le départ de Gérard Depardieu pour la Belgique, et fait ses adieux à l’acteur.

Gérard Depardieu n’aura décidément pas à craindre le froid belge, ces « amis » déçus par son départ se sont chargés de le rhabiller pour l’hiver. Après Michel Sardou, la semaine dernière, ou encore Jean-Marc Ayrault qui jugeait l’exil de l’acteur « minable », c’est au tour de Philippe Torreton de lui exprimer sa colère. « Ferme-la, prends ton oseille et tire-toi », voilà en substance ce que dit le comédien à Gérard Depardieu dans une tribune publiée dans les colonnes de Libération.

 « Alors Gérard, t'as les boules ? » commence Philippe Torreton. « Tu ne veux plus être français…? Tu quittes le navire France en pleine tempête ? Tu vends tes biens et tu pars avec ton magot dans un pays voisin aux cieux plus cléments pour les riches comme toi ? » poursuit-il. « Gérard, tu penses qu’on allait approuver ? Tu t’attendais à quoi ? Une médaille ? Un César d’honneur remis par Bercy ? Tu pensais que des pétitions de soutien de Français au RSA allaient fleurir un peu partout sur la Toile ? » lance-t-il à l’acteur comme s’ils discutaient au café du coin. «Tu voudrais avoir l’exil fiscal peinard, qu’on te laisse avoir le beurre et l’argent du beurre et le cul de la crémière qui tient le cinéma français… Tu voudrais qu’on te laisse t’empiffrer tranquille avec ton pinard, tes poulets, tes conserves, tes cars-loges, tes cantines, tes restos, tes bars, etc » continue-t-il sur le même ton.

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Pour Philippe Torreton, qui fait aussi référence aux coups de gueule parfois fracassants de Gérard Depardieu, le souci est tout ces dérapages « vont toujours dans le même fossé : celui du ‘je pense qu’à ma gueule’, celui du fric, des copains dictateurs, du pet foireux et de la miction aérienne, celui des saillies ultralibérales ». Le comédien dit donc au revoir à l’interprète d’Obélix. « On va se démerder sans toi pour faire de ce pays un territoire où l’on peut encore, malgré la crise, se soigner correctement, où l’on peut accéder à la culture quelle que soit sa fortune, où l’on peut faire des films et monter des spectacles grâce à des subventions obtenues en prélevant l’impôt » lui explique-t-il, avant de terminer sa lettre par un « Adieu » sans appel.   

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