L'association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) a publié ce mercredi un rapport concernant le goût des fraises et tomates vendues en grandes surfaces. Les résultats récoltés sont pour le moins impressionnants.

L'association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) a révélé ce mercredi, dans un rapport sur la satisfaction des consommateurs quant aux qualités gustatives des tomates et fraises, que beaucoup étaient déçus par le cru 2014 vendu en grandes surfaces.

En juin dernier, l'association de consommateurs a réalisé une cinquantaine de dégustations à l'aveugle partout en France. Plus de 1000 consommateurs ont alors pu noter et donner leur avis sur le goût des tomates et des fraises. Parallèlement, la CLCV avait relevé les prix de ces produits dans plusieurs enseignes de la grande distribution. Et d'après les sondés, le goût d'un produit bon marché n'est pas plus mauvais que celui d'une denrée plus chère. En revanche, dans les deux cas, le goût n'est pas au rendez-vous.

Importations et écarts de prix"Les résultats globaux sont décevants en particulier pour les tomates qui ne sont appréciées que par 27% des consommateurs. Pour les fraises, les résultats sont meilleurs avec 43% des participants satisfaits du goût, mais là aussi les marges de progression apparaissent importantes puisque 39% considèrent que les fraises testées n'étaient 'ni bonnes ni mauvaises' ", rapporte la CLCV. "Les fraises les moins chères ne sont pas plus mal notées que les fraises les plus chères", constate-t-elle également. Si 34% des sondés ont déclaré adorer les fraises à 10,4 euros le kilo, 29,4% d'entre eux ont préféré celles à 4,8 euros. Dans les deux cas, ils ont été 15,3% à déclarer ne pas les avoir aimées tout court. Pour les tomates le bilan est tout aussi surprenant. Les "préférées des consommateurs sont plutôt les moins chères". En effet, ils sont 22,2%  à moins apprécier le kilo de tomates coûtant 1,7 euro contre 25,6% celui coûtant 2,9 euros.

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L'origine des fruits n'influence pas non plus leur goût. Si la CLCV n'a utilisé que des tomates venant de France ou presque, elle a comparé les fraises espagnoles aux fraises françaises. Et à la grande surprise, les consommateurs hexagonnaux ont à peine plus apréciés les produits locaux aux fruits étrangers (31,7% contre 28,1%).

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