Dans un communiqué transmis au journal Corse Matin, le mouvement clandestin nationaliste a adressé un message à l’Etat islamique. Le FLNC le menace clairement de lourdes représailles s’il décide de s’en prendre à l’île de Beauté.

Le message est très clair. Si l’Etat islamique décide de s’en prendre à la Corse, le mouvement clandestin nationaliste répliquera très durement. Dans un communiqué transmis mercredi au journal Corse Matin, le FLNC dit du 22 octobre a en effet averti "les islamistes radicaux de Corse" que tout attaque commise par eux sur l’île déclenchera "une réponse déterminée, sans aucun état d’âme". Au lendemain de l’attentat dans une église normande où un prêtre a été égorgé, le groupe armé prévient "la volonté des salafistes est clairement de mettre en place chez nous la politique de Daech et nous nous y sommes préparés". S’adressant aux terroristes, il poursuit : "Votre philosophie ne nous effraie pas. L’amalgame n’existe que dans l’esprit des faibles et le peuple corse est fort (…) de choix politiques difficiles qui ne nous ont jamais fait basculer comme vous dans la barbarie".

A lire aussi Comprendre le FLNC en 5 dates clés

Son message à l’Etat françaisMais le FLNC ne s’est pas contenté d’un message aux radicaux. Dans son texte transmis à Corse Matin, le mouvement clandestin nationaliste a également un mot pour l’Etat. "Il faudra que la France cesse sa propension à intervenir militairement et à vouloir donner des leçons de démocratie à la terre entière, si elle veut éviter que les conflits qu’elle sème à travers le monde ne reviennent comme un boomerang sur le sol", a-t-il estimé. Toujours selon lui, "si un drame venait devait se produire" en Corse, "une part importante de responsabilité" incomberait ainsi à l’Etat "car il connaît les salafistes" de l’île.

Publicité
Son message aux musulmans de CorseAux musulmans de Corse, le FNLC demande par ailleurs de "prendre position en manifestant à (ses) côtés contre l’islam radical". Enfin, à tous les Corses, il demande de signaler les éventuelles dérives qu’ils pourraient constater "chez les jeunes désœuvrés, tentés par la radicalisation".

Vidéo sur le même thème : quand le FLNC se disait prêt à rendre les armes

Publicité