Béatrice, la fille d’une habitante de Peyrac (Lot), a vu la taxe foncière de sa mère s’élever à 6050 euros en 2013 alors qu’elle était de 411 euros en 2012. Une hausse de 1 372% révélée par le Canard Enchaîné.

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Les taxes mènent la belle vie sous la présidence de François Hollande. Selon une information du Canard Enchaîné, une habitante de Payrac dans le Lot a vu sa taxe foncière augmenter de 1 372% en un an. En 2012, la dame avait en effet payé 411 euros alors qu’en 2013, celle-ci est revenue à 6 050 euros. La fille de l’habitante, Béatrice, s’est tout d’abord renseignée auprès du centre des impôts de Cahors pour vérifier qu’il ne s’agissait pas d’une erreur. Faux espoir…. La somme demandée par les impôts était bel et bien la bonne.

Surtaxer "la rétention financière"

Grâce à l’article 1396 du Code général des impôts, un conseil municipal peut en effet décider de surtaxer les terrains à une hauteur maximale de 3 euros par mètres carrés. "Le plan local d’urbanisme voté par le conseil municipal en février 2011 a rendu en partie constructible le terrain de près de 1 hectare qui nous appartient", a expliqué au Canard Enchaîné la jeune héritière. "Pour inciter les propriétaires à construire ou à vendre, le conseil municipal a décidé de surtaxer la rétention foncière.", a-t-elle ajouté. Dans cette commune du Lot, le taux a été fixé à 50 centimes en mai 2012.

Cette augmentation de la taxe a normalement été prévue pour les communes de plus de 50 000 habitants où il existe un déséquilibre entre l’offre et la demande. Or, "Payrac propose à la vente, depuis 2011, huit terrains communaux viabilisés jouxtant notre propriété. Un seul a trouvé acquéreur.", a affirmé Béatrice.

"J’assume totalement"

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Questionné par l'hebdomadaire satirique, le maire de Payrac a de son coté déclaré : "J’assume totalement l’instauration de cette taxe, qui m’a permis d’obtenir l’effet escompté, à savoir le déblocage de cette zone à urbaniser. Je souhaite que les propriétaires prennent conscience de l’effort réalisé par la commune sur l’aménagement de cette zone". Le "Canard" a précisé que la municipalité a par ailleurs investi environs 220 000 euros dans les infrastructures de la ville.

Cependant, grâce à l’urbanisation de la commune, les terrains ont vu leur valeur augmenter de 0,10 à 20 euros par mètre carrés. En d’autres termes, il est possible de récupérer 200 000 euros en plus par hectar. A condition, bien sûr, de trouver un acquéreur…

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