L’inscription au feutre noir laissée jeudi sur le tableau de Delacroix exposé au musée du Louvre-Lens (Pas-de-Calais) serait en fait un code qui pourrait avoir un lien vers les attentats du 11 septembre. Plus de détails.

AE911. C’est le message laissé jeudi sur “La Liberté guidant le peuple” d’Eugène Delacroix. Le chef d’oeuvre a en effet été vandalisé par une femme au musée du Louvre-Lens peu avant la fermeture. AE911 correspond en fait à une pétition en ligne exigeant une nouvelle enquête sur les attentats du 11 septembre. “ 1.768 architectes et ingénieurs diplômés authentifiés, en plus de 16.421 citoyens concernés ont déjà signés la pétition (...) ils exigent du Congrès américain une enquête véritablement indépendante" sur les attentats, peut-on lire sur le site.“ S'agit-il d’une revendication quelconque” ou de l'acte d'une déséquilibrée? ", s'est interrogé le procureur Philippe Peyroux.

"Elle a des moments de lucidité et par moments, elle a des bouffées délirantes"L’auteur de ce message, une femme âgée de 28 ans, a été interpellée et placée en garde à vue jeudi."Elle a des moments de lucidité et par moments, elle a des bouffées délirantes", a rapporté le procureur. Une information judiciaire sera ouverte samedi.

Publicité
Et alors que l'inscription laissée au feutre noir sur le tableau mesure une trentaine de centimètre, les conservateurs du musée ont bon espoir de pouvoir l'effacer. "Le vernis très épais a joué son rôle", a constaté le directeur du département peinture Louvre, Vincent Pomarède."Je suis rassuré" a-t-il ajouté. Une intervention pourrait donc être possible “sans décrocher l’oeuvre”.  

Vidéo - Retrouvez ci-dessous notre zapping Actu du jour : 

Publicité