Si le prix de l’essence a plutôt tendance à augmenter, le nombre de stations-service, lui, diminue. C’est en effet le constat récemment effectué par la Fédération nationale de l’artisanat automobile (Fnaa) qui craint une "désertification" dans certaines régions.

La France risque-t-elle d’être à sec ? Citant une étude de l’administration, la Fédération nationale de l’artisanat automobile (Fnaa) a en effet averti ce mardi que le nombre de stations-service ne cesse de diminuer sur l’Hexagone. Craignant une véritable "désertification" des stations-essence, elle a par ailleurs précisé que ce phénomène ne touche pas uniquement les campagnes mais gagne également la capitale.

871 "stations ultimes"Selon la Fnaa, près de 300.000 personnes n’auraient pas la possibilité de faire le plein à moins de 10 minutes en voiture de leur domicile, et quelque3,6 millions de Français supplémentaires pourraient prochainement se retrouver dans la même situation si la station la plus proche de chez eux actuellement venait à fermer. Forte de ces chiffres, la Fédération a également prévenu que l’administration de l’aménagement du territoire a d’ores et déjà recensé 871 stations dites "ultimes" dont la disparition "plongerait les automobilistes, les entreprises et les services publics géographiquement concerné dans un dangereuse situation de désertification". Toujours d’après la Fnaa, un quart de la population doit accomplir plus de 5 kilomètres en moyenne pour atteindre une première station et dans 38 départements français, l'automobiliste doit rouler "de 15 à 38 minutes" pour en trouver une seconde. "Si rien n’est fait", Paris et sa petite couronne pourraient ne plus compter que 39 stations en 2020, contre 122 à l’heure actuelle et 137 en 2010.

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La faute aux normes environnementales ?La Fnaa estime par ailleurs que ce manque de stations-service sur la carte de France est dû à l’obligation pour ces commerces de se soumettre, avant le 31 décembre de cette année, à des normes environnementales contraignantes. Et alors que toutes les stations-essence n’auraient pas les moyens d’effectuer les travaux nécessaires pour être aux normes, la Fédération considère que 1.600 d’entre elles pourraient mettre la clé sous la porte d’ici la fin de l’année. Et alors que près de 250 stations ferment tous les ans en France, la Fnaa rappelle que les stations de supermarché et d’hypermarché vendent jusqu’à 60% du carburant. 

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