La ministre de l’Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, a fait part de son intention de développer les stages et d’en assurer un meilleur développement, dans un entretien pour Libération publié ce jeudi.

Geneviève Fioraso a exprimé son désir d’améliorer et de renforcer le système des stages, dans un entretien pour Libération paru ce jeudi. La ministre de l’Enseignement supérieur part d’une réalité, en France : le recours au stage a souvent lieu en fin de cursus, c'est-à-dire à partir du grade master. Or, Geneviève Fioraso aimerait que cette possibilité s’ouvre à plus d’étudiants. "Nous allons développer la possibilité d’effectuer des stages dans tous les cursus, et également plus tôt, dès la licence", a-t-elle déclaré.

Eviter les abus et fixer une limite"Eviter les emplois déguisés", tel est le nouveau cheval de bataille de la ministre. Cette pratique parfois utilisée par les employeurs est un facteur d’accentuation de la crise selon elle, et serait un frein à une véritable entrée dans la vie active des étudiants. "Certains secteurs, comme la publicité, ont entre 10% et 15% de stagiaires. Ce n’est pas normal, et nous étudions, avec le ministre du Travail, Michel Sapin, la possibilité de fixer des plafonds" a confié Geneviève Fioraso.

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L’une des solutions préconisées par la ministre est de fixer la durée des stages à six mois, pas plus. "Ce délai maximum était prévu dans la loi Cherpion de 2011 mais ce n’était pas appliqué faute de décret", a-t-elle expliqué. Après avoir pris soin de tacler sa prédécesseur Nathalie Pécresse, elle a assuré que contrairement au gouvernement précédent, eux, "publierons les décrets nécessaires."

 

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