Invitée du Grand Jury dimanche 4 janvier, Ségolène Royal a condamné la hausse des tarifs de la SNCF alors que la mesure a été saluée par son ministère.

Dimanche 4 janvier, la ministre de l’Ecologie a estimé que la hausse des tarifs de la SNCF était un "mauvais signal" envoyé aux usagers. En effet, invitée du Grand Jury (RTL/LCI/Le Figaro), Ségolène Royal a enjoint l’entreprise publique à revoir sa copie alors que cette nouvelle politique de prix était soutenue par le ministère dont elle est à la tête. Mais qu’importe, l’ancienne présidente s’est opposée à ce projet faisant savoir qu’elle souhaite que "la SNCF reste un transport de masse".

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Par ailleurs, Ségolène Royal a plaidé pour "une transparence des prix" ainsi qu’en faveur d’une "consultation des usagers". Celle-ci a également expliqué qu’elle souhaitait réformer par décret "le façon dont l’Etat contrôle les prix des transports publics" via le secrétariat d’Etat aux Transports sous l’autorité de son ministère.

Or, la hausse des tarifs de la SNCF enregistrée le 31 décembre avait été défendue par le gouvernement au motif de la nécessité d’améliorer les prestations. L’instauration du Wifi dans les rames en était l’un des exemples. En outre, cette amélioration avait été jugée "nécessaire" par le secrétaire d’Etat aux Transports. Dans cette nouvelle politique de tarifs, la hausse des prix des billets pourraient aller jusqu’à 2.6%.

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Ségolène Royal a également expliqué que ces nouveaux tarifs s’appliqueraient qu’aux billets de type "affaire" et que les réservations classiques effectuées à l’avance ne seraient pas concernées par ces hausses. Quoiqu’il en soit, ce n’est pas la première fois que la ministre de l’Ecologie va à l’encontre d’une mesure saluée par le gouvernement.

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