Paris devrait accueillir d’ici l’été la première salle de consommation de drogue en France. Un projet expérimental qui a pour but, au-delà d’offrir un environnement sanitairement acceptable aux toxicomanes, la prévention. Voici à quoi ce lieu d’un genre nouveau pourrait ressembler.

Le gouvernement vient de donner son feu vert pour l’ouverture à Paris d’une première salle de consommation de drogue. Un lieu expérimental qui devrait être mis en place sous l’œil attentif de l’association Gaïa, consacrée à la prévention et aux soins en addictologie et toxicomanie. Elle dresse d’ailleurs un « portrait-robot » de cette première salle de shoot.

Qui peut y entrer ?Destinée à accueillir les consommateurs habituels, cette salle d’injection n’a pas vocation à accueillir les « primo-consommateurs », ni les mineurs. Les consommateurs se trouvant dans une situation précaire pourraient être privilégiés. A l’arrivée, un test urinaire pourrait être effectué afin de déterminer s’il s’agit bien d’un consommateur régulier, le personnel s’assurant ainsi qu’une personne « saine » ne viendrait ainsi pas tenter une expérience. Un toxicomane que l’on estimerait courir un risque d’overdose pourrait également de voir refusé l’accès au lieu, même si certains avancent qu’un encadrement est plutôt nécessaire dans ce cas-là. Enfin, cette salle de consommation n’aurait vocation à accueillir que les consommateurs de drogues dites « dures ».

Quel encadrement pour les toxicomanes ?Pour les nouveaux venus, l’association Gaïa recommande un entretien préalable avec un éducateur ou un infirmier, durant lequel le mode de fonctionnement de la salle lui sera détaillé. De son côté, le toxicomane remplit un questionnaire, anonyme, et indique quel type de drogue il désire consommer. C’est à lui d’apporter ses produits, l’établissement n’ayant pas vocation à les fournir. Du matériel propre est alors mis à sa disposition, et un membre du personnel, former aux gestes de premier secours, pourra être présent.

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Et après ?Les salles de shoot ont également un but de prévention et d’accompagnement dans le sevrage. Après une séance de consommation, l’association aimerait pouvoir mettre en place un suivi avec un membre du personnel, éducateur, infirmier ou assistant social. L’objectif est de pouvoir discuter et éventuellement proposer un sevrage, voire même un hébergement à ceux qui en feraient la demande.

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