Le maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) s’est encore emporté lors d'un conseil municipal à propos du salaire du sportif payé par la ville et qui fait polémique.

Pousser une gueulante lors du conseil municipal devient une habitude pour Patrick Balkany, maire (Les Républicains) de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Cette fois-ci, c’était à propos de la polémique entourant les révélations la semaine dernière du salaire du judoka Teddy Riner, licencié au Levallois Sporting Club. La chambre des comptes s’était en effet inquiétée de la somme mensuelle – environ 30 000 euros – déboursée par la ville pour le sportif. A noter que le club est financé en grande partie par des subventions publiques et qu’il peine à boucler les fins de mois.

Le patriotisme sportif comme argument

Comme le rapporteMétronews, Patrick Balkany a dû répondre pendant le conseil municipal aux attaques de l’opposition qui lui demandait des explications sur cette affaire. Pour se défendre, le maire a évoqué l’argument du patriotisme sportif, arguant que Teddy Riner est convoité par Vladmir Poutine pour rejoindre un club de Moscou.

L’opposition municipale ? Des "cryptocommunistes"

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Comme l’argument n’a, semble-t-il, pas convaincu l’opposition, Patrick Balkany est monté au créneau. Le maire "s'en est pris, pêle-mêle, à la chambre régionale des comptes, qu’il accuse de ne rien connaître au sport, ainsi qu'à l’opposition municipale, des «cryptocommunistes.»", souligne le journal gratuit. Visiblement exaspéré, Patrick Balkany est parti précipitamment du conseil municipal sous des applaudissements et des huées de l'opposition qui scandait "dictateur !", "dictateur !".

S’agissant de Teddy Riner, le judoka s’est dit "peinée" de cette affaire, ce mardi matin sur Europe 1, assurant qu’il ne "volait" pas l’argent des Levalloisiens.

Vidéo sur le même thème : Balkany perd son immunité parlementaire 

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