Lors d’une visite à la prison de Fleury-Mérogis, un député s’est offusqué que quatre cellules, dont une salle de sport, soient entièrement dédiées au terroriste présumé. 

La semaine dernière, le député (LR) Thierry Solère a effectué une visite surprise au centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis (Essonne), où est incarcéré le terroriste présumé lié aux attentats du 13 novembre, Salah Abdeslam.

Lors de sa visite, en compagnie d’un journaliste du JDD, l’élu des Hauts-de-Seine s’était offusqué que quatre cellules soient entièrement dédiées au détenu placé à l’isolement dès son arrivée dans la prison. En effet, une cellule est pour son usage quotidien, une autre est là en cas de secours, tandis qu’une troisième sert de poste de surveillance vidéo, où un employé veille 24h/24. La quatrième cellule étant reconvertie en salle de sport, dont seul Salah Abdeslam à l’accès.

Le député Thierry Solère s'était interrogé sur ce large dispositif pour un seul détenu, alors que la surpopulation carcérale devient critique à Fleury-Mérogis selon les aveux mêmes de la directrice de la prison.

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Salah Abdeslam a les mêmes droits que les autres détenus

Pourtant, cet étalage de moyens autour du seul survivant des commandos du 13 novembre est conforme aux droits dont bénéficie chaque prisonnier.

Contacté par RTL, Philippe Kuhn, du syndicat SPS Pénitentiaire, confirme que "c’est totalement normal", et que Salah Abdeslam a le droit "comme un détenu lambda" et "au même titre que les autres" de pratiquer des activités sportives. Par ailleurs, la "salle de sport" tant décriée ne serait qu’une salle munie d’un rameur et d’un vélo.

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Ce dispositif est d’ailleurs conforme à la commission nationale des Droits de l’Homme qui précise dans un document qu’il est "indispensable" que les personnes placées à l’isolement puissent "être mises en mesure d’exercer des activités professionnelles, culturelles et sportives."

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