Plus d’une tonne de cocaïne a récemment été découverte dans un avion Air France, à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle. Alors que la drogue était répartie dans une trentaine de valises enregistrées à Caracas (Venezuela), la compagnie aérienne française a ouvert une enquête interne pour comprendre comment une telle quantité ont pu échapper à toute vigilance.

Du jamais vu. D’après les informations de LCI, les douaniers français ont effectué une saisie record de cocaïne au début du mois à l’aéroport Roissy-Charles deGaulle. En collaboration avec leurs homologues britanniques, espagnols et néerlandais, les policiers ont en effet trouvé 1,3 tonne de drogue répartie dans plus de 30 valises à bord d'un appareil d'Air France venant de Caracas (Venezuela) et qui avait atterri à Paris. Montant estimé de cette prise : 200 millions d’euros. Cette incroyable découverte a rapidement laissé place à une question devenue depuis récurrente : Comment une telle quantité de drogue a-t-elle pu échapper aux contrôles de sécurité et arriver sur le sol français ?

"Des procédures très strictes en matière de contrôle des bagages et marchandises embarqués"Pour tenter d’y répondre, une enquête a été ouverte en interne par Air France, en parallèle de l’information judiciaire ouverte par le parquet de Paris. éL’enquête, menée dans la plus grande confidentialité par la police judiciaire française, n’a pas encore permis de comprendre l’enchaînement exact des faits et la chaîne des responsabilités entre les différentes parties prenantesé, a ainsi expliqué la compagnie aérienne sur son site Internet. "A ce stade, les éléments dont nous disposons ne permettent pas d’établir comment de tels événements ont pu être possibles compte tenu des procédures très strictes de la compagnie en matière de contrôle des bagages et marchandises embarqués, en particulier dans ce type d’escales", a-t-elle par ailleurs souligné.

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"On présume la complicité quasi évidente d'employés de la ligne aérienne"Au Venezuela, les enquêteurs s’attèlent également à inspecter les salles de l'aéroport international Simon Bolivar, qui se trouve à La Guaira (centre nord), à une heure de Caracas, et à interroger le personnel qui travaille dans la zone où les valises ont transité. "On présume la complicité quasi évidente d'employés de la ligne aérienne" avec des autorités militaires vénézuéliennes, a indiqué le ministre de la Justice, Miguel Rodriguez dimanche soir à la télévision publique. Celui-ci a par ailleurs annoncé que "le Service de renseignements vénézuélien a procédé à l'arrestation d'un lieutenant de la Garde nationale bolivarienne (GNB) du Commandement anti-drogue et de deux sergents de la GNB (…) Ce sont les premières arrestations".

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