Ryanair verse 5 200 euros à une passagère brûlée par un café

Publié par Sarah Martin
le 19/01/2026
Ryanair verse 5 200 euros à une passagère brûlée par un café
Istock
Une passagère britannique a obtenu une indemnisation de la part de Ryanair après avoir été gravement brûlée par un café servi sans couvercle lors d'un vol vers l'Espagne.

L'incident remonte à un vol reliant Bournemouth à Majorque, mais son dénouement financier vient tout juste d'être acté. Denise Elliott, une Britannique de 63 ans, a reçu un versement de la compagnie low-cost après une longue bataille juridique concernant des blessures sévères survenues à bord. Le transporteur a finalement accepté de payer pour éviter une confrontation devant les tribunaux.

Un café servi sans protection à l'origine du drame

Le voyage de vacances a viré au cauchemar lorsque le personnel de bord a servi une boisson chaude à Denise Elliott. En raison d'une rupture de stock, l'hôtesse lui a tendu un gobelet dépourvu de protection. C'est cette passagère brûlée par un café sans couvercle qui a vu le liquide bouillant se renverser sur ses jambes lorsque le gobelet a glissé sur la tablette. Les conséquences physiques ont été immédiates et lourdes : la sexagénaire a souffert de graves brûlures aux cuisses.

Loin d'être superficielle, la blessure a nécessité près de huit mois de soins pour guérir. Face à la gravité des faits et à l'approche de l'audience, la compagnie a préféré transiger. Un accord amiable avec Ryanair de 5 200 euros avant le procès (soit 4 350 livres sterling) a été conclu, bien que l'entreprise ait initialement contesté la version de la victime, l'accusant même d'avoir menti sur l'absence de couvercle.

Des soins inappropriés et une gestion critiquée

Au-delà de l'accident lui-même, c'est la réaction du personnel navigant qui a particulièrement choqué la victime, elle-même infirmière de profession. Selon son témoignage, l'attitude et les gestes de premiers secours de l'équipage de Ryanair après la brûlure ont été inadaptés. Dans un premier temps, on lui a proposé de simples essuie-tout, avant d'appliquer des lingettes nettoyantes contenant de l'alcool, ce qui a exacerbé la douleur.

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Plus inquiétant encore pour la professionnelle de santé, le personnel aurait refusé de lui laisser le gel apaisant. "J’ai dû me débrouiller seule. Imaginez si cela avait été un enfant ou une personne âgée", a déploré Denise Elliott. Le gel a été remis dans la trousse de secours après une unique application, une économie de moyens jugée incompréhensible face à la détresse de la passagère.

Une victoire fondée sur la Convention de Montréal

Pour obtenir réparation, Denise Elliott et ses avocats se sont appuyés sur la Convention de Montréal, texte de référence régissant le transport aérien international. Ce cadre juridique pose le principe de la responsabilité du transporteur en cas de dommages corporels survenant à bord. C'est ce levier qui a permis de débloquer l'indemnisation par Ryanair pour cette brûlure par café en vol, malgré les réticences initiales de l'entreprise.

L'affaire rappelle les strictes obligations des compagnies aériennes en cas d'incident, qu'il s'agisse d'un crash ou d'un accident de service. Si la victime se dit soulagée par l'issue financière, elle reste amère quant à l'attitude de la société irlandaise. "Ce n’était pas une question d’argent, mais ils n’ont jamais voulu m’écouter", a-t-elle confié, ajoutant avec pessimisme : "Je ne pense pas que Ryanair changera un jour".

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