L’acteur, qui avait prêté de l’argent à Danielle Mitterrand pour payer la caution de son fils dans l’affaire de l’Angologate, a saisi la justice pour obtenir le remboursement de cette somme.

© Abaca Press

Roger Hanin a décidé de saisir la justice. L’acteur entend bien récupérer l’argent qu’il avait prêté à Danielle Mitterrand, la veuve de l’ancien président de la République, pour payer la caution de son fils Jean-Christophe, incarcéré en décembre 2000 dans l’affaire de l’Angolagate. « On a tout essayé en vain » a indiqué son avocat Me Olivier Pardo. Après une tentative de règlement à l’amiable, l’acteur passe donc à la phase offensive. « De guerre lasse », il a saisi ce mardi la justice.

Une « loi d’honneur que de rembourser ceux qui vous ont aidé »Son avocat a déclaré qu’il s’agissait d’une « loi d’honneur que de rembourser ceux qui vous ont aidé quand vous étiez dans la difficulté ». Roger Hanin avait d’abord prêté à sa belle-sœur la somme de 230 000 euros (1,5 millions de francs à l’époque), puis de 60 000 euros (400 000 francs), afin de l’aider à réunir les 5 millions de francs nécessaires à la libération sous caution de son fils. L’acteur a ainsi assigné les deux fils de l’ancien chef d’Etat, et leur demande également le remboursement d’un autre prêt qu’il avait accordé à titre personnel pour remettre à flot une pêcherie montée en Mauritanie, et dont la somme s’élève à 38 000 euros.

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« Tout ça, c’est du cinéma »La nouvelle a été froidement accueillie par le clan Mitterrand, qui estime que « tout ça, c’est du cinéma », l’avocat des frères Mitterrand, Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, ayant de son côté fait savoir que « si vous exigez le remboursement, il vous appartient d'apporter la preuve de l'obligation à rembourser » et affirmé que « de 2001 à janvier 2013, il n’y a eu aucun commencement de début de demande ». Si Roger Hanin n’a en effet pas de reconnaissance de dette à produire pour appuyer sa demande, son avocat estime de son côté que son client se trouvait alors dans un cas « d’impossibilité morale » de faire signer pareil document à sa belle-sœur. Le verdict est attendu le 4 février 2014.

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