Le corps momifié d’une femme de 33 ans a récemment été découvert dans un appartement à Tourcoing, dans le Nord. Selon les premiers éléments, elle serait morte de faim il y a plusieurs mois. 

Macabre découverte dans un appartement de Tourcoing, dans le Nord. Le corps momifié d’une femme de 33 ans a en effet été trouvé à son domicile, le 27 juin dernier, rapporte La Voix du Nord. Selon les informations du journal, ce sont les voisins de la victime qui, alertés par une odeur pestilentielle, auraient alertés les pompiers. Sur place, les soldats du feu auraient ensuite trouvé le corps sans vie d’une femme et à côté de lui, celui de son chat, mort lui aussi.

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Selon les premiers éléments communiqués, la jeune femme s’appelait Sylvie Velghe, et elle et son animal de compagnie seraient tous les deux morts de faim il y a plusieurs mois. Mais personne ne s’était inquiété de leur absence. Toujours d’après le journal local, la locataire de l’appartement avait pourtant été placée sous tutelle. Décrite comme étant "fragile" et sans famille, elle faisait l’objet d’une telle mesure depuis 2013, deux ans après le décès de sa mère. Une association était ainsi chargée de veiller sur elle et de gérer son argent. Seulement, depuis la fin de l’année 2015, la jeune femme était visiblement laissée sans surveillance ni assistance. Au moment où le placement sous tutelle de Sylvie Verghe devait être renouvelé, le médecin chargé de procéder à son examen n’aurait jamais réussi à la contacter. De plus, la trentenaire ne se serait pas présentée au tribunal d’instance de Tourcoing où elle avait été convoquée, toujours dans le but de renouveler sa mesure de protection. Si bien que le juge avait finalement prononcé la caducité de sa tutelle, ainsi que la loi le prévoit.

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Le maire de Tourcoing monte au créneauAussi, aucune poursuite n’a été engagée depuis la découverte de son corps. Toutefois, le maire de la ville, Gérald Darmanin ne compte pas en rester là. Selon l’édile, l’association qui était chargée de protéger Sylvie Verghe aurait dû s’alarmer de son absence. "Certes sa tutelle venait à échéance mais visiblement personne ne s’est inquiété qu’elle ne soit pas renouvelée. Je pense que, faute de réponse du tribunal, l’association aurait dû le relancer. On ne laisse pas quelqu’un de fragile dans la nature comme ça !", a-t-il regretté dans les colonnes de La Voix du Nord. Aussi, a-t-il l’intention de réclamer l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur la gestion des associations de tutelle pour, dit-il, qu’une telle affaire "ne se reproduise plus".

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