Notes, comportements, options, … Une étude du Centre national d’évaluation du système scolaire (CNESCO) vient de révéler de quelle manière sont répartis les élèves au collège et au lycée.

"Vais-je être avec mes copains ?". Voici la grande question que se posent les 12 millions d’élèves qui font leur rentrée scolaire, ce mardi. Et pour la première fois, ils pourraient avoir un début de réponse. En effet, le Centre national d’évaluation du système scolaire (CNESCO) vient de révéler les critères pris en compte par les chefs d’établissement afin de former les classes. Et rien n’est laissé au hasard : tout a été décidé, il y a deux mois, lors de réunions de répartition. Notes, comportements, options ou encore profils sociaux, sont autant de facteurs qui pèsent dans la balance.

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Répartir les élèves turbulents pour éviter les classes ingérables

L’enquête de la CNESCO, qui a porté sur 480 chefs d’’établissement de collèges et de lycées, privés et publics, a d’abord révélé que 93% d’entre eux jugent la constitution des classes importante. Ainsi, seuls 7% délèguent la tâche à leur conseiller principal d’éducation (CPE). Et pour éviter les classes trop turbulentes, ils n’hésitent pas à répartir les élèves les plus agités dans différentes classes. Le but : éviter la classe ingérable. La mixité filles-garçons, la diversité des profils ou encore le lieu de résidence des élèves, sont autant de critères qui jouent également dans le choix des chefs d’établissement. Aussi, près de la moitié d’entre eux affirment tenir compte des groupes d’amis et des demandes des parents.

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Toutefois, si seuls 51% des chefs d’établissement se trouvent plus efficaces dans les classes où les niveaux sont variés, plus de 80% d’entre eux se disent contre les classes de niveau. "Toutes études scientifiques menées montrent que les classes de niveau ne bénéficient qu’à une toute petite proportion d’élèves, explique ainsi Nathalie Mons, sociologue et présidente du CNESCO à Libération. L’immense majorité a intérêt à la mixité scolaire. Et toute la société, sans exception, a intérêt à la mixité sociale."

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