A Reims, le gérant d’un bar-tabac se dit victime du plan Vigipirate. Actuellement en redressement judiciaire, il a l’intention de se retourner contre l’Etat.

Un bar-tabac de Reims pourrait prochainement mettre la clef sous la porte à cause du plan Vigipirate. En effet, le commerce baptisé Le Clovis est situé en face de la synagogue, cible privilégiée de possibles terroristes, comme le rapporte 20 minutes.

Interdiction de stationner dans la rue

Le bar-tabac a perdu 60% de son chiffre d’affaires depuis le mois de janvier et est actuellement en redressement judiciaire. En cause, d’après le gérant, l’interdiction de stationner à proximité du commerce.  "Qu'ils sécurisent c'est normal mais qu'ils empêchent les gens de s'arrêter pour faire tourner le commerce, ça, ce n'est pas normal", a déclaré Philippe Da Fonte, le gérant du Clovis.

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Les présentoirs de tabac sont pratiquement vides et la presse nationale n’est plus livrée depuis trois semaines. Les fournisseurs, n’étant plus payés, ont cessé d’approvisionner le commerce. "Les clients ne viennent plus acheter de cigarettes ou boire un café car la présence de véhicules des forces de l’ordre oblige les piétons à changer d’itinéraire", a estimé l’avocat du gérant, maître Ludot, qui envisage de déposer un recours contre l’Etat au Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne.

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Maître Ludot tient également à demander la nomination d’un expert-comptable pour estimer le manque à gagner enduré par son clients afin d’évaluer le montant de l’indemnisation. L’audience au tribunal de commerce initialement prévue pour le 11 juin prochain a été repoussée.

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