De nouveaux règlements de comptes ont une fois de plus endeuillé Marseille ce jeudi. Parmi les victimes, Adrien Anigo, le fils du directeur sportif de l’OM, bien connu des services de police, et dont le casier judiciaire était, à 30 ans, déjà bien fourni.

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La ville de Marseille a de nouveau été le théâtre de règlements de comptes ce jeudi 5 septembre. Un jeune homme de 24 ans a été abattu par un commando de quatre hommes à La Ciotat, à côté de la cité phocéenne, un autre dans les quartiers nord de la ville. Une victime dont le nom de famille est bien connu à Marseille puisqu’il s’agit d’Adrien Anigo, le fils de José Anigo, le directeur sportif de l’OM.

Incarcéré en 2007 pour une série de braquagesConnu des services de police, Adrien Anigo avait eu de nombreux démêlés avec la justice. Il avait notamment été emprisonné en 2007 pour une série de braquages commis entre 2006 et 2007. Relâché en 2010, il était dans l’attente d’u nouveau procès où il devait être rejugé. Adrien Amigo se trouvait au volant de son véhicule ce jeudi après-midi, quand il a été mitraillé à bout portant par deux individus circulant à bord d’un deux-roues. Touché à la tête et au niveau de la carotide, il n’a pu être ranimé par les secours, a indiqué  le procureur de la République, Brice Robin.

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« La rue a aspiré mon fils »Figure emblématique de Marseille, pilier de l’OM, José Anigo était lui aussi connu pour ses relations douteuses avec le milieu du grand banditisme. Mais le chemin emprunté par son fils était pour lui un sujet douloureux, une situation qu’il qualifiait lui-même d’ « échec personnel ». « La rue a aspiré mon fils » confiait-il en 2011 dans une interview au JDD. Un nouveau drame qui plonge une fois de plus la ville de Marseille dans la stupeur. Manuel Valls a déclaré sur RTL qu’il n’acceptera « jamais que le gouvernement soit impuissant face à ces violences ». « Ces règlements de compte, ces assassinats choquent l'opinion publique et d'abord les Marseillais. Ce n'est malheureusement pas nouveau » a commenté le ministre de l’Intérieur, qui veut créer un « pacte national » pour lutter efficacement contre le trafic de drogue à Marseille, qui termine régulièrement en bains de sang. « Les quartiers ont été abandonnés aux trafiquants de drogue, il faut du temps » a-t-il déclaré. « Il faut maintenant que tout le monde se mette autour de la table pour redonner un espoir aux Marseillais ».