Bertrand Delanoë , le maire de Paris a annoncé lundi que le retour de la semaine de 4,5 jours serait mis en place dès la rentrée prochaine dans les écoles de la capitale. Lille a préféré attendre 2014 pour mettre en application cette réforme.

D’ici quelques mois, les écoliers parisiens auront classe 4,5 jours par semaine. C’est en effet ce qu’a annoncé lundi le maire de la capitale. "Il y a 137.000 enfants parisiens concernés. Or il y a unanimité sur un point, la semaine de quatre jours n’est pas bonne pour eux, pour leur santé, au bout de trois moi de travail de concertation, d’amélioration, d’enrichissement, je dis ‘ce progrès souhaitable et souhaité est possible dès septembre prochain", a ainsi expliqué Bertrand Delanoë. Mais alors que l’édile de Paris a choisi de mettre au plus vite en œuvre la réforme voulue par le ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon, ce dernier devra faire preuve de patience concernant Lille et Lyon. Ces deux villes  de gauche ont en effet décidé d’attendre la rentrée 2014, pour préparer au mieux ce nouveau rythme scolaire.

Et tandis que de nombreux enseignants sont montés au créneau contre cette nouvelle organisation, le ministre a déclaré dès dimanche qu’il tirerait son "chapeau" à Bertrand Delanoë si celui-ci venait à mettre en place la réforme dès cette année.

La résistance des syndicatsLe maire de Paris a dû faire face à une féroce opposition des syndicats d’enseignants et des parents d’élèves. Celle-ci est même considérée comme étant "l’une des plus dure" en faveur d’un report. L’édile parisien a donc été contraint de négocier avec les Verts en position d'arbitre dans le dossier. Ces derniers ont obtenu satisfaction sur plusieurs points, notamment sur l'embauche d'ASEM (Agents spécialisés des écoles maternelles) ou le rétablissement des crédits pour les classes découvertes à leur niveau de 2011. Nantes, la ville du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, était jusqu'ici la plus importante à avoir opté pour une mise en oeuvre rapide, mais certaines grandes communes socialistes comme Metz et Reims ne se sont pas encore prononcéés.

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Le coût de la semaine de 4,5 joursA droite, aucune aucune grande ville de droite n'a encore annoncé qu'elle appliquerait la réforme dès septembre. Les municipalités ont jusqu'au 31 mars pour donner leur décision. Le principal problème pour les communes est une question de financement: pour les collectivités locales. Cela représente un coût de près de 600 millions d'euros pour l'ensemble des enfants en année pleine, selon l'Association des maires des grandes villes de France. Un fonds d'amorçage de 250 millions d'euros a d'ailleurs été débloqué pour les communes qui passeront aux nouveaux rythmes dès 2013. L'aide est prolongée en 2014 pour les plus en difficulté. 

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