Interrogés par référendum pour savoir s'ils voulaient mettre en application une loi de réforme des collectivités territoriales initiée en 2010 sous Nicolas Sarkozy, les Alsaciens ont répondu majoritairement non. Le Haut-Rhin et le Bas-Rhin resteront donc deux entités distinctes.

Selon les résultats partiels du référendum publiés dimanche soir, plus de la moitié des Alsaciens a rejeté la proposition de fusion des collectivités départementales et régionales. Dans la plus petite région de France, la coupure est nette entre le Haut-Rhin, dont les électeurs se sont prononcés à plus de 55% pour le non, et le Bas-Rhin, où ils n'étaient que 35%.

L'UMP et le PS pourPrésenté comme un atout pour renforcer le poids de la région et simplifier le mille-feuille administratif, le projet était soutenu par l'UMP, à la tête de la région, et le Parti Socialiste. Les adversaires du « oui » réunissaient, quant à eux, une coalition hétéroclite allant du FN au Front de Gauche, en passant par les souverainistes de "Debout la République" ou encore des syndicats comme FO ou la CGT.

Publicité
Désintérêt pour les questions institutionnellesLes deux grands partis ont dénoncé la prégnance des affaires dans un climat politique national délétère, et le désintérêt des électeurs pour les questions institutionnelles. En effet, le référendum a peu mobilisé en Alsace, où seul un tiers du corps électoral s'était déplacé. Marine Le Pen a salué le peuple qui "s'est levé face à la caste qui voulait lui vendre […] un projet conçu […] au bénéfice de l'Europe anti-nationale des région", rapporte l'AFP . De son côté, Jean-Luc Mélenchon  a qualifié le résultat comme étant "une immense gifle pour les partisans d'une France à plusieurs vitesses, fascinés par le prétendu "modèle allemand"". Rejeté, le projet de fusion est enterré et retourne donc dans les cartons. Le Haut-Rhin et le Bas-Rhin restent pour l’heure deux entités distinctes. 

Vidéo - Retrouvez ci-dessous notre zapping Actu du jour : 

Publicité