Convertie à un islam radical, la jeune femme originaire de Bretagne attire aujourd’hui les soupçons des policiers. Ils pensent qu’elle a joué un rôle dans le projet d’attentat contre des églises.

Sid Ahmed Glam a-t-il agi seul ? Les enquêteurs ont la ferme conviction que non et sont depuis mercredi à la recherche d’un ou des complices de l’homme de 24 ans, soupçonné de préparer dimanche dernier un attentat contre des églises à Villejuif.

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C’est ainsi que le jour même de la révélation de ce projet d’attentat déjoué, les policiers sont allés de bon matin à Saint Dizier (Haute-Marne) où vit la famille du suspect. Une jeune femme de 25 ans, Emilie L., voilée de la tête aux pieds, les a alors accueillis au domicile à coups d’insultes. Selon Le Parisien et RTL, les policiers de la Brigade criminelle et de la DGSI, les services de renseignement français, découvrent dans le même temps des armes.

Plus surprenant, les policiers font main basse sur des "clefs de chiffrement", des dizaines de codes qui permettaient de brouiller les pistes en cas d’écoutes téléphoniques. "Selon les premières investigations, les deux amis communiquaient ensemble, selon le principe du circuit fermé, grâce à un téléphone portable réservé à leurs échanges.", précise le quotidien. D’ailleurs, les enquêteurs découvriront qu’Emilie L. était masquée sous le nom de "Jennifer" dans le répertoire d’un portable.

Cloîtrée dans son domicile, elle ne sortait que vêtue d’une burqa

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On ignore cependant à ce stade le lien qui unirait Sid Ahmed Ghlam à cette femme présentée dans quelques médias comme la compagne de ce dernier. Toutefois, la sœur du suspect tempère cette affirmation : "Elle est tombée amoureuse de mon frère, mais ni lui ni nos parents n'ont voulu qu'ils se marient, parce qu'elle avait déjà deux garçons, âgés de 4 et 6 ans." Puis, la sœur de Sid explique de la jeune mère vient de Brest "où elle s’est convertie à l’islam (…) et quand elle est rentrée à Saint-Dizier, elle portait la burqa."

De fait, Emilie L. sortait rarement dans les rues de Saint-Dizier, "sauf pour aller chercher ses enfants à l’école", selon une voisine. Et toujours vêtue d’un voile intégral, les mains gantées. C’est ainsi qu’il y a quelques mois, elle s’est fait verbaliser pour le port non autorisé de la burqa sur la voie publique, révèle Le Parisien. Cloîtrée dans cette maison, la convertie aurait reçu plusieurs visites nocturnes dans son domicile, dont celle des policiers il y a quelques semaines, sans jamais leur ouvrir…

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Toutefois, durant sa garde-à-vue jeudi, elle aurait montré "un visage plus adouci" aux enquêteurs de la section antiterroriste (SAT) en leur expliquant avoir, désormais, une approche "moins radicale" de la religion.

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