Selon plusieurs médias, la liste des chefs-lieux de chaque nouvelle région aurait été arrêtée par le gouvernement. 

La réforme territoriale suscite encore la bronca d’une grande partie des Français et d'élus locaux. Souvenez-vous, l’été dernier, l’Assemblée nationale votait la nouvelle carte de France des régions, passées de 22 à 13. Un nombre drastiquement réduit, dans un souci d’allégement des dépenses publiques, qui avait ravivé les orgueils régionaux, à tel point que la Bretagne et la Corse ont été épargnées du redécoupage.

Aujourd’hui, le gouvernement doit s’atteler à une tâche non moins périlleuse : définir les capitales de chacune des nouvelles régions qui ont fusionné. Une décision lourde tant les retombées économiques pour celle qui sortira vainqueur seront énormes.

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Pour la Normandie, une décision "à la normande"…

Alors que la liste doit être présentée au conseil des ministres pendant ce mois-ci, Europe 1 et l’Express sont en mesure d’annoncer les choix du gouvernement.

Selon ces derniers, la ville de Toulouse aurait été préférée à Montpellier dans le cas épineux de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Concernant la Bourgogne-Franche-Comté, c’est Dijon qui remporte le titre devant Besançon. Enfin, dernier cas difficile : la Normandie. Là, une décision bien normande aurait été choisie puisque le gouvernement ferait de Caen la capitale de la région tout en laissant à sa pendante, Rouen, le soin d’accueillir le conseil régional.

En dehors de ces trois choix difficiles, il ne devrait pas y avoir de surprises concernant les autres régions : dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Lille l'emporterait face à Amiens, pour l'Auvergne-Rhône-Alpes, Lyon devancerait Clermont-Ferrand. Concernant l'Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes, c'est Strasbourg qui serait choisie face à Metz, pour l’Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, Bordeaux serait élue face à Poitiers.

Enfin, pour les régions qui n’ont pas fusionné, aucun suspens. Paris (pour l'Île-de-France), Rennes (pour la Bretagne), Nantes (pour Pays-de-la-Loire), Marseille (pour Paca), Ajaccio (pour la Corse) et Orléans (pour le Centre) vont rester capitales régionales.

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Prochaine bataille : l'appellation des régions

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Les désignations des chefs-lieux de régions passées, le choix des noms des régions ne devrait, lui aussi, pas manquer de provoquer de nombreuses inquiétudes. Jusqu’au 1er janvier 2016, leur appellation reste l’assemblage des noms actuels dans l’ordre alphabétique. Le changement de nom devra être décidé par les nouveaux présidents de régions après les élections régionales en décembre 2015. Le fin mot de l’histoire reviendra alors au gouvernement qui devra trancher avant le 1er octobre 2016.

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