Sur Twitter, la police nationale du Bas-Rhin a posté la photo d'une victime d’homicide. Un "dernier recours" peu efficace et potentiellement choquant, que l’institution a vite supprimé du réseau social.  

La morgue s’invite sur Twitter. C’est en tout cas ce que laisse penser cette opération de la police nationale du Bas-Rhin (67). Vendredi 21 janvier dernier, ses agents ont diffusé sur son compte la photo d’un cadavre (contenu susceptible de choquer) afin de tenter de l’identifier.

"La police, dans le cadre d’une affaire d’homicide, cherche à identifier la personne sur la photo (en accord avec Proc (procureur, ndlr.))" s’expliquent-ils dans la légende accompagnant le cliché de cet homme, les lèvres violacées, le teint pâle, sans vie.

Constatant la faible réactivité des internautes – 19 retweets seulement en une heure –, les autorités ont finalement supprimé la publication au cours de la soirée.

Les faits datent du 14 février dernier aux alentours de 3 heures, et se sont déroulés rue de Ban de la roche à Strasbourg. La police demande à toute personne reconnaissant cet homme ou disposant du moindre renseignement de contacter la brigade criminelle au 03.90.23.17.17.

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Alors que les appels à témoins via les réseaux sociaux sont désormais une pratique d’usage pour les forces de l’ordre, il s’agissait de la première tentative de reconnaissance d’un cadavre. Une pratique susceptible de choquer plus d’un internaute. Le chef du corps de la police locale s’explique : "Nous avons épuisé tous les moyens possibles pour identifier la victime. Nos recherches ont été élargies aux pays étrangers, sans succès. L’unique alternative était de faire appel au public via Facebook et la presse."

En vidéo sur le même thème : A la rencontre de la police scientifique

 

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