Nicolas Bedos, Eric Zemmour, Frédéric Beigbeder, Ivan Rioufol et quelques 339 autres "salauds" ont récemment décidé de signer une pétition contre la proposition de loi visant à pénaliser les clients de prostituées.

A la manière des "343 salopes" pros-avortement qui, en 1971, avaient signé une tribune publiée dans le Nouvel Observateur, quelques "343 salauds" ont récemment décidé de manifester en faveur du droit d’aller voir "leurs putes". Parmi eux figurent notamment des personnalités contemporaines comme Frédéric Beigbeder, Eric Zemmour et le mari de Frigide Barjot, Basile de Koch. "Touche pas à ma pute !" est ainsi une opération choc qui se veut la réponse à la proposition de déposée en octobre dernier par le groupe PS et visant à pénaliser les clients de prostituées. D’après les informations de Libération, cette pétition sera par ailleurs publiée dans le prochain numéro du Causeur. Se revendiquant "homos ou hétéros, libertins ou monogames, fidèles ou volages" et se défendant d’être "des frustrés, pervers ou des psychopathes",  ces hommes qui ne sollicitent pas forcément eux-mêmes les services de prostituées, veulent ainsi défendre leurs copains qui le font. Mais pas que.

"Emmerder les féministes"Interrogée par Libération, Elisabeth Levy, la directrice de la rédaction du Causeur a en effet expliqué que par ce manifeste, les "343 salauds" cherchent également à "emmerder les féministes d'aujourd'hui (…), ces brigades de plumeaux" qui "ne s’intéressent qu’au partage des tâches ménagères".  Et alors que leur pétition promet de faire réagir, les signataires ont tenu à préciser qu’ ils ne cautionnent absolument pas le "sexe sans consentement", ni la "violence" ou "le trafic d’êtres humains". Refusant que les "députés édictent des normes sur leurs désirs et leurs plaisirs", ils s’interrogent sur la portée d’une telle proposition de loi à plus long terme. "Aujourd’hui la prostitution, demain la pornographie, qu’interdira-t-on après-demain ?", questionnent-ils ainsi.

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"Soyons sérieux, ajoute-t-elle, ce n'est pas une partie de plaisir d'ouvrir ses jambes à la demande, plusieurs fois par jour", a d’ores et déjà réagi Anne Zelensky, militante féministe et signataire du manifeste de 1971, dans les colonnes du Monde.

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