En marge du procès du Carlton, Dominique Strauss-Kahn bénéficie d'un traitement de faveur digne d'un chef d’État. 

La principale figure du procès qui se déroule à Lille, Dominique Strauss-Kahn, se voit consacrer une panoplie dont seuls les présidents de la République ont le secret. L'homme au centre de l'affaire pour proxénétisme aggravé jouit en effet d'une escorte hors norme, et passe ses nuits dans un luxueux hôtel de la ville. Europe 1 l'a suivi après son audition ce mardi 10 février.

DSK président !

C'est à se demander si l'homme s'est effectivement présenté en 2012. Celui qui s'est finalement exprimé ce mardi profite, d'après Europe 1, des dispositifs d'un véritable chef d’État. Le média a pu le suivre à la sortie de sa première audition. Si quelques Femen sont parvenues à déjouer la sécurité de l'ancien patron du FMI dans la matinée, il n'en était rien le soir. Sitôt sorti du tribunal, le prévenu est parti avec son escorte. Pour atteindre son hôtel, tous les moyens étaient bons : voitures banalisées aux sirènes assourdissantes et passe-droits à tout va. Le cortège n'avait que faire des sens interdits et autres feux rouges.

DSK au couvent

La destination de la parade hurlante est assez comique. Son hôtel 4 étoiles, situé au centre de Lille, est un ancien établissement religieux : le Couvent des Minimes. Un paradoxe qui n'a pas manqué de faire sourire des clients interrogés par Europe 1 : "le gag pour nous c'était 'DSK rentre au couvent', on en a ri toute la soirée". Simple hasard ou méthode Coué, le choix de cet hôtel de prestige reste cocasse.

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D'après le site de la radio, sur place, Dominique Strauss-Kahn a passé une soirée très discrète dans un salon privé de l'hôtel. Il a ensuite quitté ses avocats, visiblement fatigué. Il sera de nouveau entendu au Palais de Justice de Lille ces mercredi et jeudi, où il devra revenir sur une rencontre organisée à Washington. A priori, sa ligne de défense restera inchangée, il niera les accusations de proxénétisme et admettra son côté libertin. Dans cette affaire, l'ancien directeur du FMI encourt jusqu'à 10 ans de prison et 1,5 million d'euros d'amende. Le parquet pourrait cependant demander sa relaxe. 

Vidéo sur le même thème - Procès du Carlton : le récit de la première journée d'audience de DSK 

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