Alors que se tient actuellement à Bordeaux le procès de l'affaire Bettencourt portant sur de présumés abus de faiblesse, les propos irréalistes de la milliardaire ont été dévoilés.

Comme le rapporte Le Figaro, Liliane Bettencourt n’est pas présente au procès qui la concerne, en raison de son état de santé. Pour faire entendre sa voix, des comptes-rendus d’auditions sont donc lus au cours du procès. Ces propos surprenants ne laissent aucun doute concernant les facultés mentales de la milliardaire.

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"Je serais incapable d’avoir une idée de la somme que cela représente"

En mai 2008, Françoise Bettencourt-Meyers, la fille unique de la femme d’affaires, porte plainte contre François-Marie Banier à qui sa mère aurait donné plus de 900 millions d’euros.Quand on demande à la principale actionnaire de L'Oréal quelle est la nature de la relation qu’elle entretient avec le photographe, elle répond qu’elles se situent entre celles du copain et de l’ami. Elle précise : "en 1985, je lui ai acheté un bibelot". Et lorsqu’on lui demande si elle sait à quel montant s’élève ce mécénat, elle répond : "Non, je serais incapable d'avoir une idée de la somme que cela représente. Mais peu m'importe au regard de ma fortune personnelle".

"Cela m’a fait plaisir de lui donner cet argent"

Quand on lui fait part de la somme, Liliane Bettencourt déclare: "C'est un montant certes important, mais cela m'a fait plaisir de lui donner cet argent. Je voulais qu'il puisse poursuivre son activité d'artiste, et qu'il soit à l'abri du besoin". Elle mentionne ensuite la jalousie de sa fille envers le photographe. Lors de son audition de 2010, la Française la plus riche du monde affirme qu’elle ne veut plus entendre parler de Banier mais ne veut pas renouer non plus avec sa fille.

"Vous êtes curieux, dis donc"

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En janvier 2012, le juge Jean-Michel Gentil se rend au domicile de Liliane Bettencourt à Neuilly. Face à toutes ses questions l’octogénaire s’étonne: "Vous êtes curieux, dis donc". Lorsqu’il l’interroge sur les 143 millions d’euros qu’elle a investis dans la société de jeux en ligne de Stéphane Courbit, elle assure ne pas le connaître.

- "On m'a pris de l'argent ? Comment ont-ils fait ? Combien m'ont-il pris? "

- "Il s'agit de 143 millions d'euros".

- "Ah oui quand même… J'espère que vous allez les retrouver."

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