La justice vient de lui ordonner de quitter son appartement, un HLM de 173 m² situé à deux pas de la Tour Eiffel qu’elle occupe depuis 1984. Très médiatisée durant son combat contre le mariage gay, quel genre de voisine est Frigide Barjot ? 20 minutes a fait le tour de son immeuble.

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Frigide Barjot avait rendez-vous au tribunal mercredi matin. Elle attendait le verdict de la justice dans l’affaire qui l’oppose à la Régie immobilière de la ville de Paris au sujet de son appartement, un HLM de 173 m² situé à deux pas de la Tour Eiffel. Mise en demeure par la RIVP de se mettre en conformité avec le bail qu’elle a signé, le tribunal d’instance du XVe arrondissement a ordonné l’expulsion. Frigide Barjot, ou Virginie Tellenne de son vrai nom, pourrait donc bientôt avoir à quitter son logement. Mais derrière l’image de meneuse des anti-mariage pour tous, quelle voisine est-elle vraiment ?

« Des enfants extrêmement bien élevés »20 minutes est allé sonner à la porte de ses voisins et leur a directement posé la question. Beaucoup décrivent une voisine plutôt agréable. « Frigide a toujours été quelqu’un de sympathique et d’adorable…» confie ainsi l’un d’eux, pour qui ses ennuis avec la justice est « un règlement de compte ». « Cela fait trente ans qu’elle vit ici. Et c’est maintenant qu’on découvre qu’il y a un problème juridique, je n’y crois pas » déclare-t-il. Un autre ne trouve rien non plus à lui reprocher, et note que « les enfants de Madame Barjot sont extrêmement bien élevés ».

« Beaucoup d’allées et venues pendant les manifestations »Quant à sa prise de position sur le mariage pour tous, et l’agitation que son exposition médiatique a suscitée, certains notent tout de même que cela a causé de l’agitation mais se gardent bien d’en dire plus. « Il y a eu beaucoup d’allées et venues pendant les manifestations » a confié le gardien de l’immeuble. « Mais aujourd’hui, il n’y a plus rien. Tout ça semble fini…» « Je lui sais gré de faire ses interviews sur le trottoir et non pas dans la résidence » lâche une voisine.

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« Elle dîne plus avec son portable qu’avec les gens qui l’accompagnent »Un autre a régi à l’appel aux dons lancés il y a quelques semaines par Frigide Barjot pour sa « survie » : « Elle peut toujours allée se brosser » lance-t-il. « D’autant qu’elle n’est pas particulièrement sympathique ». Le personnel du restaurant en face évoque lui « une femme qui dîne plus avec son téléphone portable qu’avec les gens qui l’accompagnent ». En d’autres termes, si Frigide Barjot devait faire ses cartons, son départ serait plus ou moins regretté. Un peu comme dans tous les immeubles, un peu comme dans tous les quartiers. Une voisine comme les autres en somme.