Selon les informations d’un journal suisse, depuis quelques jours, la police d’Annecy distribue des tracts aux promeneurs pour leur rappeler qu'en France le port du voile intégral est interdit dans l’espace public.

"Tolérance zéro pour le port du voile intégral à Annecy", a titré Le Temps cette semaine. Le quotidien suisse rapporte en effet que depuis quelques jours la police de la ville distribue aux promeneurs des tracts pour leur rappeler que la loi française interdit le port du voile intégral dans l’espace public. Et alors que cette commune accueille de nombreux touristes du Moyen-Orient, les tracts sont non seulement écrits en français mais aussi en anglais.

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"Les policiers ont pu faire respecter le règlement sans heurts"

"Vous êtes contrôlés par la police car vous vous trouvez actuellement en infraction au regard de la loi française qui prévoit l’interdiction de dissimuler son visage dans les espaces ouvertes au public", peut-on ainsi lire sur ces tracts reprenant l’avis d’infraction relatif à la loi du 11 octobre 2011. Aussi, vous êtes appelés à "retirer ou relever l’attribut vestimentaire masquant le visage", précise encore le papier.

"Il ne s’agit pas de stigmatiser ou de faire la chasse aux burqas, mais d’informer ces gens que la loi française interdit les visages dissimulés pour des raisons de sécurité et parce que l’on doit identifier tout personne", a expliqué le commissaire Alain Favre, dans les colonnes du Temps. Et celui-ci d’ajouter que "cela se fait de manière simple et, sur un plan légal", sans "référence ni à la nationalité ni à la religion". Toujours selon le fonctionnaire de police, jusqu’à présent "les policiers ont pu faire respecter le règlement sans heurts".

Ce que dit la loi

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"Légalement, le texte voté en 2010 prévoit une amende de 150 euros pour tout contrevenant. Dans les faits, la police annécienne a pour consigne d'être plus conciliante: les touristes voilées se voient ainsi demander de découvrir leurs visages, ou de se diriger vers un lieu privé", rappelle BFM TV. En cas de refus, les forces de l'ordre peuvent conduire leurs interlocuteurs vers le poste de police le plus proche, les placer en garde à vue et engager des poursuites et ce, "même si l’on fait face à une princesse saoudienne ou à un cas d’immunité diplomatique" a souligné le commissaire.

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