Le Conseil de Défense et de Sécurité nationale a décidé, mercredi, de renforcer le plan Vigipirate. Un troisième niveau d'alerte, appelé "urgence attentat", a été ajouté aux deux déjà existants.

Après une réunion du Conseil de Défense et de Sécurité nationale mercredi, où figurait François Hollande, le plan Vigipirate a été renforcé afin qu’il soit "adapté à l’évolution des menaces" et qu’il vienne "compléter les mesures prises depuis les attentats qui ont frappé notre pays", a déclaré l’Elysée dans un communiqué. 

Fermeture des routes, du métro...

Comme l'indique Le Figaro, cette décision a été prise en raison, notamment, de l'approche des fêtes de fin d'année. Un troisième niveau d'alerte a été mis en place. L'alerte "urgence attentat" a été rajouté à "vigilance" et "alerte attentat". Ce troisième niveau, inédit, ressemble au dispositif "alerte enlèvement". Il est adopté juste après un attentat ou face à l'imminence d'une action terroriste. L'alerte "urgence attentat" comporte des mesures exceptionnelles, comme la fermeture des routes, du métro, l'arrêt des déplacements, etc.

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"Il est indispensable de s'adapter en permanence à une menace terroriste en constante évolution et être d'une grande réactivité", indique au Figaro Louis Gautier, secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale.

Le Conseil de Défense souhaite lutter aussi contre de nouvelles menaces, comme les drones ou les cyberattaques. "Le risque zéro n'existe pas", assure Louis Gautier.

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