Poursuivi pour exhibition sexuelle, un randonneur de 51 ans s’est défendu lundi devant le tribunal correctionnel de Périgueux (Périgord) en invoquant son droit de pratiquer ce sport en "harmonie avec la nature".

Exhibition sexuelle. C’est ce que reproche le tribunal correctionnel de Périgueux (Périgord) à un homme de 51 ans. Convoqué lundi par la justice, le quinquagénaire est en effet inquiété pour des faits qui remontent à février dernier. Il avait alors été aperçu en train de se promener nu dans un bois par une dame qui marchait avec son petit-fils. Habitant la Charente-Maritime, le randonneur avait en effet décidé de se balader dans son plus simple appareil dans les fourrés situés près de sa maison de famille périgourdine. "J'avais cette pratique de randonnée naturiste, une pratique en harmonie avec la nature. Je recherchais des lieux très isolés, sur des chemins où je pouvais me cacher facilement", a-t-il expliqué pour se défendre.

"Je n’avais pas l’intention de montrer mes parties intimes"De défendant de toute exhibition sexuelle, le randonneur nu a poursuivi en racontant que lorsqu’il a entendu du bruit – certainement la grand-mère et son petit-fils qui se promenaient – il s’est aussitôt enfoncé dans les fourrés pour se cacher. "Je n’avais pas l’intention de montrer mes parties intimes", a-t-il assuré. Loin de connaître les véritables motivations de cet homme, la femme qui l’a aperçu a ensuite noté le numéro de la plaque d’immatriculation de son véhicule garé non loin du bois pour le communiquer aux gendarmes.

Publicité
Le procureur requiert la relaxe du prévenuEt si le procureur a estimé qu’il n’y avait pas de "volonté d’imposer à quiconque sa nudité" puisque l’homme a "cherché à se retirer de la vue d’autrui" et requis sa relaxe, le randonneur risque toutefois jusqu’à un an de prison et 15.000 euros d’amende. De son côté, l’avocat du prévenu a demandé au tribunal de saisir la Cour de cassation d’une question préalable de constitutionnalité (QPC) et ce, afin que la définition d’exhibition sexuelle soit étayée. Le jugement est prévu pour le 11 septembre prochain. 

 

Publicité