L’entreprise Lafarge, qui fournit le sable de Paris Plages, aurait eu des liens avec l'organisation État Islamique. Les internautes indignés ont créé une pétition et appellent au boycott de l'événement.

Depuis mercredi, le sable de Paris Plages égaye les berges de la Seine, donnant un petit air d’été à la capitale. La sécurité a été renforcée par rapport aux éditions précédentes et les Parisiens en profitent, mais il y a un problème. Des déclarations du Monde datant du 21 juin suggèrent en effet des liens entre l’entreprise Lafarge, qui fournit le sable, et l’organisation État Islamique.

En 2011, la guerre civile a éclaté en Syrie avec l’émergence du groupe terroriste Daech. Un an plus tôt, à Jalabiya, dans le Nord du pays, une cimenterie appartenant à l’entreprise Lafarge avait ouvert ses portes. En 2013, l’organisation État Islamique est arrivée dans la région. Selon Le Monde, l’usine aurait pu continuer à fonctionner jusqu’en 2014… en payant une taxe aux terroristes.

Sable sanglant

La taxe aurait été négociée pour que les camions de l’usine puissent franchir les checkpoints de Daech, ces bases armées où l’on est contraint de passer pour se déplacer dans le pays. Le carburant alimentant les véhicules, qui aurait été acheté sur place, serait quant à lui issu de champs de pétrole tenus par les terroristes.

Publicité
La député PS Danielle Simonnet s'est indignée du partenariat entre Paris et Lafarge en rappelant les révélations du Monde. Lors du vote de la mairie de Paris pour accepter l'accord, elle a déclaré : "Il y a du sang sur ces plages !" Elle a été la seule à voter contre la décision, qui a été acceptée. Depuis, le hashtag #BoycottParisPlage2016 a été relayé sur les réseaux sociaux. Une pétition rassemblant déjà plus de 34 000 signatures à été mise en ligne sur le site SumOfUs.

Vidéo sur le même thème – La sécurité au cœur de l’inauguration de Paris Plages

Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité