L’édition 2013 de Paris Plages s’ouvre ce samedi. Près de 5 millions de "plagistes" sont ainsi attendus jusqu’au 18 août sur la voie Georges Pompidou et le bassin de la Villette. Stéphane Chave, le responsable des évènements de la ville de Paris fait le point sur cet évènement incontournable.

Planet : Quelles sont les nouveautés mises en place pour le Paris Plages de cette année ?Stéphane Chave : "Il y en a énormément. Cette année, l’accent est mis sur la fraîcheur et l’espace. Nous avons ainsi notamment ouvert la voie Georges Pompidou, disposé de nouveaux espaces gazonnés et réinstallé un terrain de beach volley. Celui-ci sera opérationnel dès que les concerts de la Fnac seront terminés. Autour du bassin de la Villette, nous avons par ailleurs placé une tyrolienne qui permettra de relier les deux berges en passant au-dessus des bateaux, à huit mètre de haut. Au bout du plan d’eau, il y aura également une piste de karting électrique. Les plus jeunes seront alors encadrés et sensibilisés par des équipes professionnelles autour de la prévention routière et des premiers secours. Et puis,  bien évidemment, les plagistes pourront retrouver toutes les activités qui ont fait le succès de Paris-Plage comme le pédalo, la barque, la pétanque et le baby-foot.

Planet : Selon vous, que viennent chercher les gens à Paris Plages ?Stéphane Chave : Je pense qu’ils viennent pour deux choses : retrouver une vue exceptionnelle de Pairs et se défouler. Grâce à Paris Plage, ils peuvent en effet admirer le Pont des Arts, l’île de la Cité et l’île Saint Louis depuis leur transat, entourés de palmiers et la main dans le sable. C’est quand même assez incroyable ! Je pense que c’est aussi un bon moyen pour les jeunes de se distraire à moindre coût. On voit d’ailleurs que ça leur plaît puisque la palissade de 1,5 km qui se trouve  en périphérie du bassin de la Villette n’a jamais été taguée. En somme, quand on donne aux jeunes des activités gratuites et de qualité, on réussi à obtenir le respect. Je trouve ça très rassurant.

Planet : Quelles sont les critiques que vous recevez à propos de ce projet ?Stéphane Chave : On enregistre de moins en moins de critiques au fil des années. Les automobilistes se plaignaient beaucoup au début mais grâce à la signalétique que nous avons installée pour les prévenir, ils râlent moins maintenant. Ils se sont aussi tout simplement habitués à ce que leur trajet soit un peu modifié pendant l’été. Quant à la fermeture de la rive droite qui a suscité nombre de critiques, on s’aperçoit finalement que ce n’est pas si terrible que ça. Bien sûr, il a toujours le problème des nuisances sonores qui gênent les riverains. Nous essayons de communiquer un maximum à ce sujet en amont pour qu’ils aient le temps de s’y préparer et de s’organiser. 

Planet : Combien ce projet rapporte-t-il à la mairie de Paris ?Stéphane Chave : Je ne sais pas exactement. En revanche, je sais qu’il lui coûte 1,5 million d’euro et que cet investissement est pleinement justifié. Paris Plages génère en effet d’importantes retombées économiques. C’est aussi un bel outil de communication pour la première destination touristique mondiale. Des journalistes du monde entier vont se déplacer pour l’inauguration de cette édition. C’est amusant pour eux découvrir le côté moderne et révolutionnaire d’une "ville musée". Notre projet a d’ailleurs été ‘copié’ dans plusieurs pays.

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Planet : A un an de la prochaine élection municipale, craignez-vous que ce soit le dernier Paris-Plage ?Stéphane Chave : Il est vrai que Paris Plage est associé à Bertrand Delanoë. Si Anne Hidalgo (ndlr: la candidate socialiste) remporte les municipales de 2014, il est certain que cette opération se poursuivra. En revanche, si ce n’est pas elle, je n’ai aucune idée de ce deviendra cet évènement". 

Regardez en images la dixième édition de Paris Plages en 2011:

 

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