Lundi 2 juin s'est ouvert le procès des quatre étudiants de Paris-Dauphine, poursuivis pour le bizutage, violent, de l'un de leur camarade en 2011. Ils encourent aujourd'hui jusqu'à trois mois de prison avec sursis ainsi que 1000 euros d'amende. Retour sur l'affaire.

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Lundi 2 juin s'est ouvert le procès des quatres élèves de Paris-Dauphine, devenus bourreaux "malgré eux". L’histoire débute le 25 octobre 2011 où, tout juste âgé de 18 ans, un jeune étudiant intègre la prestigieuse université de la capitale. En première année de licence d'économie et de gestion, son but, rejoindre ce qui peut s'apparenter à une fraternité à l'américaine : la Japad  ("Jeune Association pour la Promotion des Activités de Dauphine"). Lui qui idéalisait le lieu, se disant qu'il intégrerait un endroit sympathique où il serait amener à se constituer un carnet d'adresses, déchante vite et les ennuis commencent. Il rêvait, simplement, d'appartenir à la plus importante des associations d'étudiants, parce qu'organisatrice des évènements les plus suivis par les jeunes de l'université. Mais, pour s'intégrer à ce groupe, l'humiliation est de mise. "Déshabille toi" et "Mets toi à genoux", tels sont les propos, explicités par LeMonde.fr, que les agresseurs ont eus à l'encontre leur camarade. Le jeune homme se retrouve alors torse nu, pantalon aux chevilles, mains liés, scarifié. Puis, on lui fait boire de l'alcool en lui posant des questions qui, lorsqu'elles ne mènent pas aux bonnes réponses, mènent aux coups. "On vous dit, enlève ta chemise, baisse ton pantalon, et mets toi à genoux et vous obéissez ? Que se passe-t-il dans votre tête ?", s'est interrogée Isabelle Pulver, la présidente du tribunal lors de l'audience qui s'est déroulée lundi, rapporte le quotidien du soir.

 

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Le poids de la traditionAu cours de cette audience tenue dans la 10e chambre du tribunal correctionnel de Paris, la victime a reconnu avoir été dépassée par la situation sans avoir pu réagir. Pour s'expliquer leur geste, les prévenus, eux, se  sont camouflés derrière une coutume vieille de trente ans en avouant  leur manque de recul sur le moment. Bien que l'un d'entre eux n'ait pas été présent le jour de l'audience en raison d'examens le retenant à Shangaï, la procureure a estimé que tous étaient responsables face à ce cas de violences aggravées. Aujourd'hui, les quatres jeunes encourent jusqu'à trois mois de prison avec sursis ainsi que 1 000 euros d'amende. La victime pourrait, elle, se voir dédomagée à hauteur de 20 000 euros par ses agresseurs. Le délibéré sera rendu 7 juillet prochain.

Vidéo sur le même thème : Bizutage d'un étudiant de l'Edhc de Lille

mots-clés : Bizutage, Manque, Audience
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