Sébastien et Stéphan ne sont pas à proprement parler "chasseurs de fantômes", mais enquêteurs du paranormal. Bardés d'équipement, ils recherchent la vérité avant tout. Ils nous ont raconté leurs expériences les plus marquantes.

Les co-fondateurs de l'ARPI (Association pour la Recherche en Paranormal et Investigations) ont observé leur premier "fantôme" à l'adolescence. Vers "13 ou 14 ans", Sébastien Beltran a "vu une forme vaguement humanoïde traverser une fenêtre et disparaître". Stéphan Mélia, lui, a rencontré "une sorte d’ombre qui (lui) a chuchoté quelque chose". Chacun s'est par la suite mis à compulser des dizaines d'ouvrage traitant "d'ésotérisme, de démonologie, de parapsychologie..."

Ils se sont rencontrés il y a deux ans au C.H.U. de Nîmes, où ils travaillent. "On avait la même passion, le même but", explique Stéphan Melia. Les deux férus de paranormal ont alors créé l'ARPI. Leur leitmotiv ? "Comprendre ce qui se passe".

À lire aussi – "On peut enregistrer la voix des esprits sur un dictaphone" : confidences d'un chasseur de fantômes

Un travail de "démystification" avant tout

"On n’est pas là pour s’amuser à se faire peur ou invoquer des esprits", assène Stéphan Mélia. L'association possède une charte de bonne conduite, et chaque enquête est menée selon une procédure rigoureuse. "Quand on va sur un lieu on recherche d’abord son histoire, explique l'enquêteur, ce qu’il y avait là avant. (...) Mais là où il y a eu des morts violentes, ce n’est pas forcément hanté. On l’a appris avec l’expérience".

"Dans un premier temps, on apporte des outils (classiques), poursuit-il. On essaie de voir s’il n’y a pas de fuite, ou des problèmes de tuyauterie. (...) On vérifie que les portes sont fermées, qu’il n’y a pas de perturbations électriques". Et si rien de "commun" n'explique les phénomènes qui se produisent dans un lieu, alors seulement l'équipe sort ses instruments d'enquête paranormale.

L'équipement du parfait enquêteur

Parmi leur panoplie, il y a le détecteur EMF et le K2, qui permettent de déceler les ondes électromagnétiques transmises par les potentielles "entités" (car on ne dit pas "fantômes", figurez-vous). L'ARPI dispose aussi d'enregistreurs numériques et de radios "qui permettent d’obtenir un bruit blanc. Dans ce bruit blanc, les voix d’outre-tombe peuvent entrer en contact avec nous".

C'est là que les avis de Stéphan Mélia et Sébastien Beltran divergent. Ce dernier se méfie un peu des instruments de détection électroniques, qu'il n'estime "pas très fiable" car sujets aux interférences lorsqu'ils enquêtent en ville, par exemple. Une fois l'investigation sur place terminée, "on utilise un logiciel performant pour détecter le spectre de voix, et on s’aperçoit parfois que c’est de la pollution sonore", reprend Stéphan Mélia.

"J'ai vu un plateau partir d’une étagère pour aller s’écraser sur le mur opposé" 

Les membres de l'ARPI refusent de laisser ceux qui les appellent "dans le doute", assure Sébastien Beltran, même au prix de "60 à 70 heures de dérushage (pour une enquête d'environ 5 heures), à chercher image par image, seconde par seconde, une trace". Son acolyte relativise en expliquant cette difficulté : "C’est le monde de l’invisible, ce n’est pas concret, on ne peut pas le toucher".

Malgré tout, à raison d'"un cas sur trois", selon lui, les investigateurs observent un phénomène surnaturel. Il peut s'agir de "réponses intelligentes", continue-t-il, bien que "les voix n’ont pas la même résonance qu’une voix humaine normale". "Souvent ce sont des portes qui claquent", admet-il, mais son comparse se remémore des événements plus concrets.

Publicité
Il évoque son contact avec des "enfants qui étaient réduits en esclavage par leur marâtre", a déjà observé "un plateau partir d’une étagère pour aller s’écraser sur le mur opposé" ou entendu "des grognements très distincts" précédés d'un bruit rappelant "un coup de pied ou de poing sur une porte de garage en fer". Mais pourquoi ces entités se manifestent-t-elles ? D'après Sébastien Beltran, "soit elles ont quelque chose à accomplir, soit elles ne savent pas qu’elles sont mortes".

Vidéo sur le même thème – Poursuivie par le fantôme de son frère, elle filme des objets bougeant seuls chez elle !

Publicité