Les députés socialistes ont présenté mardi une nouvelle carte des régions françaises, dans le cadre de la réforme territoriale voulue par le gouvernement. Mais le découpage est encore loin de faire l’unanimité notamment à l’Est et dans le Nord.

Le nouveau découpage régional de la France n’en finit pas de faire parler de lui. Après qu’une première carte a été rejetée par le Sénat il y a une quinzaine de jours, les députés tentent désormais d’en proposer une autre qui fera l’unanimité. Et leur tâche s’avère difficile. Plusieurs voix se sont en effet élevées contre les propositions qui ont été successivement faites ces derniers jours.

Ainsi, la toute dernière carte présentée mardi par les députés PS et réduisant à 13 le nombre de régions (contre 22 actuellement) a certes, récolté le soutien du Premier ministre Manuel Valls à Paris mais a également fait grincer des dents plus localement en province.

La Champagne-Ardenne, personne n’en veut ?Très critiquée dans la précédente version de carte des régions, la fusion de la Picardie et de la Champagne-Ardenne a été écartée dans la toute dernière mouture. Mais si la Picardie salue ce choix et devrait donc rejoindre d’autres régions plus au Nord (cf. paragraphe ci-après), la Champagne-Ardenne n’est pas encore satisfaite. Celle-ci n’apprécie par le regroupement qui a été prévu entre elle, l’Alsace et la Lorraine. Dénonçant un découpage "trop vaste", une élue de la région a regretté sur BFM TV que les députés de la majorité n’aient "aucune considération pour (leurs) territoires". Outre ce ballotage, des habitants de Champagne-Ardenne ont également mis en avant au micro de la chaîne télé le fait qu’ils se sentent très "éloignés" des habitants de ces deux autres régions de l’Est.

La Picardie avec le Nord et le Nord-Pas-de-Calais ?Autre point très critiqué de la dernière carte : la fusion de la Picardie avec le Nord et le Nord-Pas-de-Calais. Une fusion proposée mardi par les députés PS mais qui fait bondir au sein même de la majorité. Plusieurs élus socialistes du Nord, dont Martine Aubry, sont en effet montés au créneau pour dénoncer ce regroupement. "On ne peut pas sans discussion et brutalement vouloir fusionner deux régions en grandes difficultés. C’est une aberration économique et sociale que nous condamnons", ont-ils vivement déploré dans un communiqué. "La création de grandes régions est faite pour donner à ces nouvelles collectivités tous les atouts permettant leur développement. Or le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie, du fait de leur situation économique et sociale particulièrement difficile, n’ont pas cette capacité", explique également le texte avant de mettre en garde contre les conséquences de cette fusion. Celles-ci seraient "extrêmement préoccupantes pour les habitants de nos collectivités", prévient-il.

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Le Centre, la Bretagne et les Pays-de-la-Loire, des régions esseuléesSi certaines régions se plaignent des fusions qui leurs sont proposées, d’autres au contraire regrettent de ne pas être regroupées. C’est notamment le cas du Centre, des Pays-de-la-Loire et de la Bretagne qui, faute d’accord trouvé, devraient rester seuls. Et si les Bretons semblent se satisfaire de cette situation car ils refusent de fusionner avec les Pays-de-Loire, ils souhaiteraient en revanche récupérer l’un de ses départements, la Loire-Atlantique, pour ainsi avoir Nantes et recréer la "Bretagne historique", rapporte Le Point.

 

 

 

 Vidéo sur le même thème :  La nouvelle carte des régions de François Hollande

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