La justice a récemment ordonné à la maire de Nice de supprimer toutes les images de vidéosurveillance relatives à l’attentat du 14 juillet. Une demande qui peut sembler surprenante mais qui répond à un objectif bien précis.  

Toutes les images filmées par les caméras de vidéosurveillance de Nice sur la promenade des Anglais le 14 juillet devront être effacées. Voici ce que la sous-direction anti-terroriste (SDAT) a récemment ordonné aux agents qui gèrent la vidéosurveillance de la ville, rapporte Le Figaro. En tout, 30 000 heures sont concernées. C’est pour "éviter la diffusion non contrôlée et non maîtrisée de ces images", a expliqué le parquet de Paris contacté par le journal. Celui-ci a par ailleurs précisé qu’une copie de ces images de vidéosurveillance sera toutefois conservée en lieu sûr. "Sur les mille caméras installées à Nice, 140 présentaient des éléments d’enquête intéressants, a en effet souligné une source policière dans les colonnes du journal. La police judiciaire a récupéré 100% des vidéos de ces dernières. La PJ et le parquet ont donc demandé d’effacer les images de ces 140 caméras afin d’éviter l’utilisation malveillante de ces dernières par souci de la dignité des victimes et pour éviter la reprise de ces images par les sites internet djihadistes à des fins de propagande".

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"On nous demande de détruire des preuves"

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Malgré ces explications, les agents municipaux ne cachent pas leurs réticences. "C’est la première fois que l’on nous demande de détruire des preuves. Le centre de vidéosurveillance et la ville de Nice pourraient être poursuivis pour cela et d’ailleurs les agents en charge du dispositif n’ont pas la compétence pour se livrer à de telles opérations", a regretté auprès du Figaro une source proche du dossier.

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