Trois militaires en faction devant un centre communautaire juif de Nice ont été attaqués à l'arme blanche par un individu, ce mardi.

En patrouille dans le cadre du plan Vigipirate, trois militaires chargés de surveiller un centre communautaire juif de Nice, dans les Alpes-Maritimes, ont été agressés au couteau vers 14 heures ce mardi 3 février. L'agresseur, qui n'a fait aucune victime, a été interpellé. Ses motivations ne sont pas encore connues.

Le pronostic vital n'est pas engagé

Selon Nice Matin, l'agression est assez légère et le pronostic vital des militaires n'est pas engagé. L'assaillant a porté un coup de couteau au visage de l'un d'entre eux puis à la jambe du second. Le troisième n'a quant à lui été que légèrement blessé au menton. Des informations à prendre avec précaution puisque BFMTV évoque non pas un soldat blessé à la jambe, mais au bras. Ils ont tout de suite été pris en charge par les services de secours. Les militaires surveillaient le centre qui accueille le Consistoire israélite de Nice, Radio Shalom et une association israélite.

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L'agresseur, aurait été refoulé à la frontière turque 

Interpellé immédiatement grâce à l'intervention de deux agents du tramway et d'un autre homme, l'agresseur s'appellerait Moussa Coulibaly selon ses papiers d'identité. Un nom qui évoque celui d'Amédy Coulibaly, le preneur d'otages de l'épicerie casher de Vincennes. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est directement saisie de l'affaire. Selon une source proche de l'enquête, citée par l'AFP, l'assaillant s'était rendu en Turquie il y a une semaine où il avait été refoulé par les autorités turques à l'aéroport d'Istanbul. A son retour en France, il avait été entendu par la DGSI. Hormis cet individu, une autre personne, aperçue en compagnie de Moussa Coulibaly peu de temps avant, a été arrêtée. Une arrestation confirmée par le maire de Nice, au micro de BFMTV.

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Christian Estrosi, le maire de Nice, a réagi sur Twitter en demandant des "sanctions très lourdes contre la personne interpellée". Il a par ailleurs indiqué qu'il souhaitait voir les forces de l'ordre rester à Nice.

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