Après quatre jours passés perché en haut d’une grue à Nantes, Serge Charnay en est finalement descendu lundi. Mais ce père divorcé qui demande un droit de visite de son fils a d’ores et déjà prévenu que son combat n’est pas terminé.

Il a désormais les pieds sur terre mais son esprit reste haut perché. Serge Charnay, le père séparé qui vient de passer quatre jours et trois nuits retranché dans une grue à Nantes a mis fin à son action spectaculaire lundi en fin d’après-midi.  Comme il s’était engagé à le faire, il a attendu qu’une réunion entre les ministres de la Justice et de la Famille soit organisée avec les représentants des associations de défenses des droits des pères pour redescendre de l’engin de chantier. Et alors que Christiane Taubira et Diminique Bertinotti ont reçu lundi des membres de trois associations dont SOS Papa, Serge Charnay a accepté de mettre fin à son intervention quelques heures après. Avant même de poser un pied au sol, il a toutefois prévenu : "C’est pas fini, loin de là", avant d’ajouter : "Je crains qu’il y ait des papas qui désespèrent encore longtemps".

"Les femmes qui nous gouvernent se foutent toujours de la gueule des papas"Interrogé sur les raisons exactes qui l’ont poussé à mener un tel combat, le père de famille a expliqué : "Je ne suis monté que pour la cause des pères et pas pour mon cas personnel". Applaudi par de nombreuses personnes venues lui témoigner leur soutien, Serge Charnay a poursuivi ses explications, n’hésitant pas à tenir des propos contre les femmes. Il  a ainsi indiqué : "Ce qui m’énerve le plus, c’est que la cause des papas n’est pas entendue et que les femmes qui nous gouvernent se foutent toujours de la gueule des papas et qu’il va falloir se battre beaucoup plus".

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Revenant sur la rencontre qui avait eu lieu quelques heures plus tôt avec les ministres, le papa en colère a également estimé que "c’est un début comme l’a Mme Taubira, elle nous a promis d’autres réunions avec plus d’associations ». Selon lui, « il y a un gros travail pour que ça avance". Quelques jours plus tôt, Serge Charnay revendiquait "l’égalité des hommes face aux femmes dans le cadre du droit de visite" et la résidence alternée.  

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