Ce lundi, le ton est monté entre Daniel Picouly et Charles Consigny lequel a comparé la ministre de l’Education nationale à la star de la téléréalité.

L’ambiance était tendue ce lundi matin durant l’enregistrement des Grandes Gueules sur RMC. Daniel Picouly a reproché à l’écrivain Charles Consigny d’avoir comparé Najat Vallaud-Belkacem à Nabilla. Lors de la nomination de Najat Vallaud-Belkacem à la tête du ministère de l’Education nationale, Charles Consigny avait déclaré : "c'est comme si on nommait Nabilla à la tête de la NASA".

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Cette comparaison n’a pas plu à Daniel Picouly qui l’a fait savoir à son interlocuteur : "j'ai trouvé ça strictement scandaleux. J'ai trouvé quasi obscène de faire un rapport entre Najat Vallaud-Belkacem et Nabilla. Vous ne vous en êtes pas excusé, vous ne vous en excuserez pas. C'est votre job et c'est votre posture. Vous faites partie, avec des discours comme cela, de ceux qui dénigrent tout. Vous affaiblissez des valeurs qui sont fondamentales". Charles Consigny, qui assume ses propos, lui a alors répliqué : "Là, vous avez créé dix électeurs FN de plus" (voir la vidéo ci-dessus).

"Est-ce que tu penses Najat Vallaud-Belkacem est aussi débile que Nabilla ?"

Daniel Picouly est ensuite passé du vouvoiement au tutoiement, ce que lui a fait remarquer son interlocuteur, en déclarant : "la morale d’un mec c’est d’éviter les bons mots". Charles Consigny a  comparé le journaliste à un curé de campagne. Daniel Picouly lui a demandé : "Est-ce que tu penses Najat Vallaud-Belkacem est aussi débile que Nabilla ?". Ce à quoi le jeune chroniqueur a répondu : "Je ne pense pas que Nabilla soit débile. Nabilla est quelqu'un de très intelligent qui incarne magnifiquement son époque. Peut-être que la vanne était trop subtile pour toi".

"Elle a compris que la politique, maintenant, c'était rien, que c'était que des symboles"

"Elle a saisi que nous vivions l'ère du vide. Elle est arrivée à se sortir de son trou et c’est comme ça qu’elle est devenue une espèce de people. Pour moi, Najat Vallaud-Belkacem, c'est la même chose. Elle a saisi que la politique était frappée d'incurie. Elle s'est dit qu'elle allait faire de l'incurie politique. Elle a compris que la politique, maintenant, c'était rien, que c'était que des symboles, que c'était que des messages et qu'il suffisait qu'elle soit femme, qu'elle soit jeune etc... pour faire sa carrière", a ensuite estimé Charles Consigny. Le journaliste a alors mentionné le parcours  accompli par la ministre.

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Le jeune chroniqueur a répliqué en citant Ségolène Royal, mentor de la jeune ministre, qui aurait affirmé que si Najat Vallaud-Belkacem s’était appelée Claudine Dupont, elle n’aurait pas le même job. "Ma comparaison avec Nabilla était tout à fait justifiée au sens où ce sont deux magnifiques incarnations de leur époque", a conclu Charles Consigny.