Alors que des tags en arabes ont été découverts en octobre dernier sur la façade de la mosquée de Pau (Pyrénées-Atlantiques), l’imam des lieux a récemment avoué qu’il en était l’auteur. Ses explications.

Il a tagué sa propre mosquée. Le 28 octobre dernier, la mosquée de Pau (Pyrénées-Atlantiques) a été taguée. Des inscriptions en arabes ont en effet été découvertes sur sa façade: "Kadhafi dictateur", "les hypocrites", "les injustes" et les "Chrétiens"..  Un point qui avait suscité les interrogations des enquêteurs. La plupart du temps, les tags islamophobes des mosquées n’étant pas écrits dans cette langue. Près d’un mois après les faits, les enquêteurs ont eu leur réponse : les tags étaient écrits en arabe puisque c’est l’imam lui-même qui en était l’auteur.

Il voulait faire porter le chapeau à un fidèleDans un entretien accordé à Sud-Ouest, le religieux âgé d’une cinquantaine d’années a expliqué avoir agi de la sorte à cause d’un conflit l’opposant à l’un de ses fidèles. En taguant la mosquée, l’imam aurait cherché à faire accuser l’homme avait qui il était en bisbille. Leur différend remonterait pas ailleurs à une cérémonie au cours de laquelle le fidèle s’en serait verbalement pris à l’imam.

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Un imam arabophone qui peine à s’intégrerD’autres fidèles ont également expliqué au journal local que l’imam originaire du Maroc peinerait à se faire accepter par la communauté car il ne parle pas le français. La plupart des jeunes souhaitent un imam francophone", a ainsi confié l’un d’entre eux.

L’imam est convoqué le 8 janvier prochain devant le tribunal correctionnel de Pau. Le religieux a choisi de plaider coupable.

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